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Campagne d'Allemagne et de Saxe de 1813

   

sujet promis...

 

 

Avertissement :

Le texte ci-dessous est le fruit de nombreuses recherches provenant de différentes sources, tant dans des ouvrages et articles traitants du sujet que dans les archives des ports & arsenaux. Il n’a d’autre but que d’informer l’adhérent ou le lecteur passionné d’histoire. Il est souvent mis à jour et des passages peuvent être modifiés partiellement, complétés, voire supprimés en fonction des informations reçues. Si, malgré le soin apporté à la rédaction de ce texte, le lecteur y découvre des erreurs, des omissions, voire des fautes, qu’il nous pardonne et nous le fasse savoir. En outre, s’il possède des informations complémentaires, merci de bien vouloir les transmettre en précisant les références  et les sources.

 

Mise à jour le 4 septembre 2010

Mise à jour le 23 juin 2011

 

 

Campagne des Ouvriers Militaires de la Marine

 

CAMPAGNE d’ALLEMAGNE & de SAXE

1813

 

Informations sur l’année 1813, Campagne de Saxe :

 

La campagne de Russie a détruit la presque totalité de la Grande Armée, hormis les troupes se trouvant en Espagne qui font une campagne longue et difficile contre les troupes coalisées Anglaises, Portugaise et Espagnoles. Le siège de Cadix a été levé (date), et de nombreux ouvriers et marins reviennent progressivement vers leurs ports d’attaches. Les pertes subies en Russie obligent l’Empereur à refaire une armée et cherche des troupes disponibles dont les marins, ouvriers et artilleurs de la marine. Il prend un grand nombre de mesures pour renforcer sa garde. Dès son retour à Paris, l’Empereur n’a qu’un but, qu’une pensée : refaire une  Grande Armée. Son premier souci est de réorganiser l’artillerie, disparue en totalité dans les plaines de Russie, et donne des ordres au ministre de la guerre pour la réorganisation de le corps dont celui de la Garde.

 

Avant de quitter Paris, il confie la régence à l’Impératrice Marie Louise. Le comte CAFARELLI, commandant les dépôts de la Garde de Paris, a pour mission d’habiter le Palais dans lequel réside l’Impératrice régente. Le Vice amiral GANTEAUME, ayant sous ses ordres le Capitaine de vaisseau MOTTARD, Major du Corps des Marins de la Garde, prête son concours à CAFARELLI. MOTTARD est également Président du 2ème Conseil de guerre, dont les membres sont tous de la Garde Impériale.

 

. Le 2 janvier 1813 : Affectation dans la Garde Impériale.

Par décret, l’Empereur ordonne que 200 sous officiers, canonniers des régiments de marine, soient admis, au nombre de 15 par bataillon, à l’honneur de servir dans l’artillerie à pied de la Garde Impériale. Les hommes sont pris, tant dans ceux présents à terre, qu’embarqués. Le nombre passe à 234, soit 18 hommes par bataillon. Ils doivent mesurer en principe 5 pieds, 5 pouces et avoir 6 ans de service. La taille fut réduite en raison du nombre d’hommes de petite taille dans ce corps.

 

. Le 8 janvier 1813 : Dissolution du Camp de Boulogne.

Le camp de Boulogne est officiellement supprimé. Les quelques troupes en poste sont casernées dans la ville.  De nombreux Ouvriers sont incorporés dans les équipages de Haut Bord de l’escadre de la Méditerranée, tandis que d’autres (1 000 environ) sont affectés dans les Pontonniers, le Génie et l’Artillerie de la Garde Impériale pour combler les vides relatifs à la Campagne de Russie.

 

. Le 13 février 1813 : Combat de Borkow : Voir p. 144 Pigeard.

 

. Le 16 janvier 1813 : Dantzig :

 

. Le 7 février 1813 : Pillau :

 

. Le 18 février 1813 : Berlin : (Voir p. 131 Pigeard)

 

. Le 19 février 1813 : Berlin :

 

. Le 20 février 1813 : Campagne d’Allemagne : Siège de Glogau :

La garnison française forte de moins de 5 000 hommes, la place est cernée par des milliers de cosaques. (Voir annexe)

 

. Le 1er mars 1813 : Retour en France des Ouvriers.

Plusieurs détachements des deux bataillons de guerre des Ouvriers de Marine et matelots de flottille quittent l’Espagne et arrivent le 20 à Bayonne. Les deux corps provisoires sont dissous et appelés à rejoindre leur port d’attache. Une grande partie des marins des 43 et 44ème Equipages de Flottille vont former, à Rochefort, le futur 90ème de Haut bord, dont les navires sont désarmés dans le port et servent de batteries flottantes. Quelques matelots bien notés passeront prochainement dans le corps des Marins de la Garde.

 

. Le 4 mars 1813 : Berlin : (Voir P. 132 Pigeard)

 

. Le 11 mars 1813 : Lettre du duc de Frioul à DECRES, ministre de la Marine :

« Le duc de Frioul demande au ministre s’il peut faire sortir un bataillon d’ouvriers de la marine pour être employé à Francfort, à la suite de la Garde impériale, pareil à celui qui a été envoyé à Magdebourg. DECRES répond à regret par la négative, car l’arme ne compte plus que 7 000 hommes et qu’on a choisi le Bataillon du Danube et le 1er Bataillon de l’Escaut pour être employés en Pologne au nombre de 1 800 hommes, qui représentent les meilleurs ouvriers et les mieux constitués du corps.

 Le Bataillon de Magdebourg compte 1 050 hommes et vient d’être versé dans le corps des pontonniers de la Garde. N’ont été choisis que les hommes ayant les plus hautes tailles et de forte constitution. C’est donc 2 000 hommes qui viennent de quitter le corps. Il ne reste que 4 000 hommes dans les 4 bataillons qui restent dans les ports, dont aucun d’eux n’a plus de deux ans de service. »

 

. Le 12 mars 1813 : Correspondance du Ministre DECRES :

« Le Ministre de la marine écrit au Préfet maritime en lui indiquant que l’intention de  l’Empereur est que l’on porte au complet le 8ème Bataillon d’Ouvriers Militaires qui a été employé en Espagne. 160 Ouvriers conscrits de la classe 1814 vont être en conséquence dirigés sur le dépôt de ce corps qui se trouve maintenant à Bordeaux. Mais comme il est convenable que les services de ces jeunes gens soient utilisés dans un grand port, en attendant le retour (complet) du bataillon, il ordonne au commissaire principal BERGEVIN, de faire passer le dépôt à Rochefort. » C’est à ce dernier port que les conscrits seront reçus à leur arrivée. Il termine en demandant que des mesures soient prises pour leur casernement. 

Signé DECRES. (SHM 2E1 63. p.133)

 

. Le 17 mars 1813 : Déclaration de guerre à la France par la Prusse :

FREDERIC-GUILLAUME lance un appel à son peuple et signe l’ordonnance organisant la Landwehr. Les volontaires affluent.

 

. Le 18 mars 1813 : Stettin :

 

. Le 20 mars 1813 : Fin de la Campagne d’Espagne. Bayonne :

 Arrivée à Bayonne de plusieurs autres détachements des deux bataillons de guerre   d’Ouvriers et de marins, dont des rescapés des pontons espagnols.

 

. Le 26 mars 1813 : Dresde.

Les Prussiens entre à Dresde et chassent le roi de Saxe.

 

. Le 29 mars 1813 : Défense de Dantzig :

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

17ème Equipage de Flottille

N

Enseigne de vaisseau

Blessé.

 

. Le 1er & 2 avril  1813 : Spandau :

La citadelle est assiégée pendant 3 semaines par les troupes du général Von THÜMEN qui commande la 4ème brigade du 3ème corps de BÜLOW, soit 9 000 hommes. La garnison française, sous les ordres du général BRUNY se monte à 3 200 hommes et 115 canons. Sommée de se rendre à la condition de pouvoir rentrer librement en France, les français abandonnent la place.

 

. Le 13 avril 1813 : Combat de Bad Langensalza :

Un détachement de cavaliers volontaires prussiens fort de 150 hommes, commandé par le major von HELLWIG, fond par surprise sur la 1ère brigade d’infanterie bavaroise du général RECHBERG d’environ 1 510 hommes et 6 pièces d’artillerie. A l’issue du combat, les bavarois laissent sur le terrain 45 tués et blessés, perdent 5 canons, 3 caissons et 12 prisonniers. Les pertes prussiennes sont légères.

 

. Le 15 avril 1813 : Paris.

L’Empereur quitte St Cloud pour rejoindre l’armée à Mayence.

 

. Le 17 avril 1813 : Mayence.

Arrivée de l’Empereur.

 

. Le 19 avril 1813 : combat de Bleicherode (30 k au nord-est de Kassel) :

Deux escadrons de cavalerie Westphaliennes du major von GÖCKING, composés de 150 chevau-légers de la Garde sont attaqués par un fort parti de cosaques. Les chevau-légers perdent 3 officiers et 103 hommes prisonniers.

 

. Le 21 avril 1813 : Spandau :

 

. Le 25 avril : Erfurt.

Après une semaine consacrée à l’examen de la situation en Allemagne, l’Empereur prend le commandement de l’armée. Il dispose d’une force de 200 000 hommes, sans compter les fortes garnisons réparties dans les places fortes.

 

. Le 29 avril 1813 : Weissenfels.

L’Empereur franchit la Saale et refoule l’ennemi après le combat de Weissenfels.

 

 

. 29 avril 1813 : Port de Bordeaux.

 Réorganisation et revue des Ouvriers Militaires de la Marine partis de Cadix vers la fin 1812. Le Bataillon est cantonné à Bordeaux depuis le début de ce mois. Sa prochaine destination sera Strasbourg afin de rejoindre l’armée d’Allemagne pour être employé dans les places fortes Saxonnes, dont Torgau, Wittenberg, Dresde, Glogau sur l’Elbe.

 

. Contrôle partiel des officiers du Génie Maritime et des matériels revenant d’Espagne :

 

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

FRABOULET DE VILLENEUVE

Claude Marie

Lieutenant Colonel

 (Major)

Né à Lorient en 1776. Vient du 2ème Régiment d’Artillerie de Marine.

MASQUELEZ

 Auguste

Chef de Bataillon

Né le 28 avril 1780 à Lille, Capitaine du Génie Maritime, nommé Chef de bataillon le 15 mai 1813. Blessé le 5 novembre 1813, mort le 12 décembre à la défense de Torgau.

DAVIEL

 Pierre

Lieutenant

Né en 1784, passe capitaine, Blessé le 5 novembre 1813, défense de Torgau.

ACCOLAS

Louis Pierre

Lieutenant en second

2ème Cie. Né le 9 décembre 1781. Disparu à Torgau.

ASULAS

Lieutenant

Blessé le 5 novembre 1813 à la défense de Torgau.

CHABERT Manuel

Adjudant Major

Né en 1763 à Lisbonne (Portugal), vient du 1er Régt d’Artillerie e marine de Brest.

SABOUROUS Jacques

Lieutenant

 Quartier Maître

Né en 1771 en Dordogne, vient de l’Artillerie de Marine.

MAZAUDIER

Capitaine

Elève du Génie Maritime en novembre 1811. Admis au grade de sous ingénieur constructeur de 2ème classe. Blessé en décembre 1813 à la défense de Wittenberg. (2E1-74)

LAPORTE

Pierre

Lieutenant en second

Né le 29 décembre 1781 à Sémone (Vosges), Tué en janvier 1814 à Wittenberg.

LAFOSSE

Officier

Le 29 novembre 1811. Officier du Génie Maritime de retour de Napoléon en Vendée, est promu par l’Empereur au grade de Chef du Génie à Rochefort, chargé de la direction des travaux à compter du 21 de ce mois. (SHM 2E1-74)

CHASSERIAU

Pierre Justin

Chirurgien de 2ème classe

Né en 1783.

POUMEAU

Jean Antoine

Aide Chirurgien

Né en 1790.

 

 

 Il reste aussi:

. 2 Caissons d’ambulance :

. Caisson N° 7 : Mis en service à Bilbao le 1er mai 1810.

. Caisson N° 8 : Idem

 

. 3 Chevaux, 7 mules et 5 mulets:

 

NOM

TYPE

NOM

TYPE

BARBOT

Cheval

BIVRIESCA

Mulet acheté à Burgos

BOULOGNE

Cheval

BRUITRAGE

Mulet acheté à Burgos

BELLE

Jument achetée à Tolède

BELLONE

Mule achetée à Vittoria

BELTRAND

Mule Achetée à Tolède

ABOYANTE

Mule             ‘’

BONAVENTURE

Mule Acheté à Tolède

ANDALOU

Mulet            ‘’

BEAUTE

Mule achetée à Madrid

ACCOLADE

Mule             ‘’

BOUCHET

Mulet acheté à Ségovie

ACANTHE

Mule             ‘’

BON

Mulet acheté à Valladolid

BARBET

Mulet acheté à Valladolid

 

. Le 29 avril 1813 : Début des hostilités en Prusse.

L’Empereur franchit la Saale et refoule l’ennemi après le combat de Weissenfels. Les conscrits de NEY refoulent les troupes Prussiennes après un brillant combat. Les Marins de la Garde, qui comptent 148 hommes, officiers compris, se trouvent près de Hanau. Les Prussiens battent en retraite sur Lützen où l’Empereur les poursuit « l’épée dans les reins » et les atteindra le 2 mai.

 

Le  8ème Bataillon d’Ouvriers Militaires de la Marine dit aussi « d’Espagne » est immédiatement complété, équipé et armé, puis est passé en revue. Conformément aux instructions du Ministre, certains ouvriers se rendront au dépôt de Rochefort, tandis que gros du bataillon partira, à marche forcée vers l’Allemagne.

A l’étape d’Orléans , le bataillon perçoit, du Directoire de l’Habillement de Paris, des ballots d’uniformes neufs du nouveau modèle (Règlement Bardin 1812). Pour l’anecdote, il y aura quelques problèmes, notamment dans les pantalons et certains habits qui sont taillés trop petits. Arrivé à Strasbourg, il se renforce d’un détachement d’ouvriers venant de Toulon, puis il passe en Allemagne et se dirige sur Mayence où se trouve le petit dépôt provisoire du bataillon, qui est joint à celui du 2ème Bataillon de Pontonniers.

 A Mayence : Plusieurs  Ouvriers du détachement de Toulon manifestent leur mécontentement par des protestations virulentes. L’Ingénieur Auguste MASQUELEZ, qui commande le Bataillon, prend des mesures radicales qu’il expose au ministre DECRES :

«  J’ai mis la première main à leur indiscipline. J’en ai fait bivouaquer 30, cette nuit sur la place d’arme et les menace de les faire fusiller à quelques lieux de Mayence. Je serai peut-être forcé de tenir parole et pour l’acquis de ma conscience,  j’en instruis votre excellence dès aujourd’hui. »  Ce mouvement de contestation réprimé, les hommes font par la suite preuve d’un réel patriotisme.

 

. Un détachement d’ouvriers est chargé de garder le dépôt de Mayence, dont :

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

8ème BOMM

LECHAPP

E Henry

Sergent

 

 

CLERC Jean

Sergent

 

 

FERDINAND Hervé

Sergent

 

 

Quatre bataillons d’Ouvriers Militaires de la Marine sont maintenant compris dans  l’Armée d’Allemagne, dont celui du Danube, les 1er et 2ème de l’Escaut, puis le 8ème dit d’Espagne qui est employé à la suite du corps du Maréchal NEY, et dans plusieurs places fortes de l’Elbe, dont Dresde. La mission des ouvriers est de renforcer les fortifications de certaines places en compagnie du Génie, et de seconder les Pontonniers, dont ceux du 2ème bataillon, à l’édification des ponts sur les rivières d’Allemagne et de Saxe.

 Sur la route de Dresde, le lieutenant de vaisseau GRIVEL, toujours officier des Marins de la Garde, qui revient aussi d’Espagne, retrouve son jeune ami, l’ingénieur MASQUELEZ, qui, le 15 mai dernier, a été promu Chef de bataillon du  8ème. Il est témoin d’une scène au passage de l’Empereur, qu’il écrira plus tard dans ses mémoires :

«  … sa troupe était fort belle et l’Empereur, frappé de sa bonne mine, demanda ce qu’il pouvait faire avec elle. Il répondit-il : « Tout, Sire ! Depuis une pendule jusqu’à un vaisseau de 100 canons ! » Et certainement le jeune chef ne disait rien de trop, car il est peu de travaux d’art qu’il ne pût exécuter avec ses braves ouvriers et peu de postes dont il n’eût assuré la défense… (Mémoire inédite de Jean Grivel, page 284).

 Le 2ème Bataillon de l’Escaut, qui arrive d’Anvers, est commandé par l’ingénieur GILBERT. Il rejoint également  l’Armée en Allemagne, et doit se rendre au dépôt de Mayence.

 

. Le 30 avril 1813 : Dresde :

Le bataillon d’Espagne est utilisé pour renforcer les fortifications de la place, tandis que les matelots du 17ème de Flottille continuent de transporter les munitions et approvisionnements par le fleuve.

 

. Le 2 mai 1813 : Bataille de Lützen :

Se sont 80 000 français qui affrontent 110 000 Prusso-Russes. Ces derniers sont battus et retraitent de nouveau. C’est au cours de cette bataille que les régiments de marine (Artillerie de marine) du corps de MARMONT, sous la conduite des généraux BONNET et COMPANS, soutiennent avec la plus grande intrépidité, près du village de Starsiedel, les charges furieuses de la Garde Prussienne à cheval, soutenue par la cavalerie Russe de WINTZINGERODE. Les Artilleurs de marine formés en carré ne laissent apercevoir le moindre ébranlement « On eut dit des citadelles vivantes », contre lesquelles viennent se briser les charges Prussiennes et Russes.

 Les Marins de la Garde, sous les ordres du Lieutenant de vaisseau (Capitaine) GRIVEL, entre temps nommé Capitaine de frégate (Chef de Bataillon), sont encore en marche et ne participent donc pas à la bataille. Sur la route ils rencontrent des Chasseurs à pied de la Garde dont un officier est chargé de donner les nouvelles épaulettes à GRIVEL. Ses 148 matelots sont attachés aux Sapeurs du Génie de la Garde, sous les ordres du général KIRGENER et son adjoint le Colonel BOISSONNET. Le général Prussien SCHARNHORST est mortellement blessé au cours des combats.

L’ennemi finit par s’installer solidement dans la ville de Bautzen, derrière la rivière La Sprée. Les pertes Françaises sont estimées à 18 000 hommes hors de combat.

Le général MAISON prend Leipzig.

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

1er Régt d’Art Marine

 

 

 

2ème Régt d’Art Marine

 

 

 

3ème Régt d’Art Marine

 

 

 

 

. Le 4 mai 1813 :

Le Corps du Maréchal NEY marche sur Torgau et Wittenberg où il laisse des éléments de la 3ème compagnie du 8ème Bataillon d’Ouvriers Militaires de la Marine. Le 7ème corps de REYNIER,  comprenant deux divisions (la 32ème de DURUTTE et la 25ème Saxonne de SAHR),  se présente devant Torgau dont la garnison est commandée par un général Saxon THIELMAN. Ce dernier refuse l’accès de la place à ses alliés Français. Informé, le roi de Saxe intervient pour faciliter l’entrée à Torgau du corps de REYNIER.

 

. Le 7 mai 1813 :

 Le corps d’EUGENE bouscule celui de MILORADOVITCH qui voulait défendre Dresde.

 

. Le 8 mai 1813 : Dresde.

           L’Empereur arrive à Dresde.

 

. Le 10 mai 1813 :

Les troupes de la division CHARPENTIER, en avant-garde, franchissent l’Elbe sur le pont de Dresde, dont deux arches avaient été détruites. Les prussiens avaient effectués des réparations de fortune pour faciliter leur fuite, puis y avaient mis le feu. Le Colonel du génie BERTRAND, avec 3 compagnies de sapeurs (2 françaises et 1 italienne), reconstruisent en moins de 24 heures une arche provisoire à l’aide de madriers et d’échelles, et deux grands ponts de bateaux par des pontonniers et ouvriers de la marine.

 

. Le 11 mai 1813 : Torgau.

Le maréchal NEY fait son entrée dans la place forte et ordonne la construction d’un pont de bateaux à Belgern, suivant les prescriptions de l’Empereur.

 

. Le 12 mai 1813 :

Traversée de l’Elbe à Belgern.

 

. Le 19 Mai 1813 : Paris : Habillement des Ouvriers.

 Par un courrier que le ministre DECRES expédie aux préfets des arrondissements maritime, il est question de l’habillement des Ouvriers du 8ème Bataillon, partis pour la Grande armée. Une partie des étoffes sont déjà arrivées pour confectionner les effets. En ce qui concerne les unités déjà en marche, des dispositions sont prises. 596 habits vestes et autant de pantalons ont été confectionnés par les soins du Directoire & Habillement à Paris, et ont été expédiés à Orléans puis remis aux ouvriers lors de son passage dans la ville le mois dernier. En outre, les hommes ont été munis d’une capote par les soins de l’Administration de la guerre. Il est précisé qu’il devient inutile de fournir, dès aujourd’hui, des paletots et pantalons de toile, qui seront inutiles pour la marche. Ces effets seront délivrés aux ouvriers des dépôts pour les travaux ordinaires des ports.  (SHM 2E1 64, p. 103)

 

. Le 20 mai 1813  : Bataille de Bautzen :

            L’Empereur en personne dirige l’action., ses forces sont d’environ 100 000 hommes, celles de l’ennemi est équivalente dont 7 000 cosaques. Les combats débutent vers 8H30. Les Français sont à Bautzen. Refoulé sur Wûrschen, ALEXANDRE renforce sa gauche et laisse BLÜCHER seul défendre sa droite. Dès le matin, les ouvriers de la marine et pontonniers sont employés à jeter plusieurs ponts sur la Sprée. Les troupes dont celles de NEY franchissent la rivière en plusieurs points  et se rabat. Un détachement de 200 ouvriers en plein travail perd la moitié de son effectif au cours d’une charge surprise de la cavalerie Prussienne. D’autres jeunes ouvriers succombent à l’effort, pendant que la 3ème compagnie des Marins de la Garde dirigent les opérations sous le feu de l’ennemi. Des ponts de bateaux et de chevalets sont construits, d’autres réparés, les troupes françaises forcent le passage et les Marins de la Garde du général COMPANS escaladent les murailles de Bautzen qui sont emportées d’assaut. Les Marins du  général BONNET, surtout ceux du 4ème d’artillerie de marine, toujours formés en carré, reçoivent de nombreuses charges de la cavalerie Prussienne sans bouger « d’un poil ». (Voir Artillerie de Marine). Après les batailles de Würtzen et Bautzen, les troupes françaises prennent leur quartier à Dresde.  Les pertes françaises pour la journée du 20 est évaluée à près de 4 000 hommes. Celles des coalisés à 3 000.

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

2ème d’Art Marine

LEPELLETIER

Sous Lieutenant

Blessé.

Idem

N

Capitaine

Blessé.

Idem

N

Capitaine

Blessé.

4ème d’Art. Marine

CHARDIN

Capitaine

blessé

4ème d’Art. Marine

THIERRY

Lieutenant

blessé

 

. Le 21 mai 1813 : Bataille de Würschen (Bautzen suite) :

Vers 11H00, NEY arrive à Preititz avec une seule division de son 3ème corps, alors que les troupes entretiennent le combat afin de maintenir l’ennemi sur ses positions. Vers 14H00, l’attaque finale est déclanchée. Les divisions SOUHAM et DELMAS débouchent sur Klix et culbute les prussiens de BARCLAY puis s’arrête au lieu de tomber sur le dos de BLÜCHER. L’Empereur déclenche son attaque de font. Les alliés sont mis en déroute.

A 22H00 l’armée française prend ses bivouacs sur le champ de bataille. Les pertes totales françaises sont de 12 à 15 000 hommes hors de combat et abandonnent 800 prisonniers à l’ennemi. Les pertes russes sont de 11 à 15 000 tués, blessés et disparus.

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

4ème corps

SICARD

Général

Blessé au combat de Wüurschen le 21 mai, mort le 13 juin suivant.

 

 

 

 

1er Régt d’Art Marine

TUAL

Capitaine

Blessé, mort le 28 suivant.

‘’

FALBA

Colonel

Blessé.

‘’

QUERU

Capitaine

Blessé.

‘’

GOIN

Sous Lieutenant

Blessé.

‘’

BUFFETEAU

Sous Lieutenant

Blessé

‘’

N

Capitaine

Blessé

 

N

Lieutenant

Blessé

 

N

3 Sous Lieutenants

Blessé.

4ème d’Art. Marine

DE KERIZUET

Capitaine

Blessé

 

. Le 22 mai 1813 : combat de Markersdorf. :

Le grand maréchal du Palais est blessé mortellement au combat de Markersdorf, par un boulet qui tue le général KIRGENER près de lui.

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

Grand Quartier Général

DUROC

Duc de Frioul

Grand maréchal du Palais

Blessé mortellement par un boulet le 22 mai.

Cdt du Génie

Armée du Main

KIRGENER

Général de Division

Tué le 22 mai par le même boulet.

Cavalerie légère

LARIBOISSIER

Général de Brigade

Blessé mortellement le 22, mort le 15 septembre.

 

. Le 24 mai 1813 : La poursuite :

L’Empereur avance au-delà de la Neiss.

 

. Le 25 mai 1813 :

L’Empereur nomme CAULAINCOURT Grand Maréchal du Palais à la place de DUROC, tué le 22 mai dernier.

 

. Le 27 mai 1813 : Victoire de Liegnitz :

L’avance se poursuit au delà de la Kaltzbach et débloque la garnison de Glodau sur l’Oder.

 

. Le 28 mai 1813 : Siège de Glogau :

La place est tenue par une garnison française d’environ 5 000 hommes. Elle est bloquée depuis le 15 mars par les 8 000 hommes, 2 000 cavaliers et 20 canons du général russe SAINT-PRIEST. Les français sont sommés de se rendre, le 31 mars les batteries ennemies sont détruites au cours d’une sortie. Le 1er mai, le corps prussien attaque à l’improviste, sans résulta. Le 7 mai la garnison fait une sortie. Le 21 mai l’ennemi tente une second attaque pour détruire le pont à coup de canon. C’est un échec. L’artillerie de siège est rappelée à Breslau et dans la nuit du 27 au 28 l’ennemi se retire enfin, la place est débloquée.

 

. le 28 mai 1813 : Sprottau.

SEBASTIANI en marche vers Glogau avec le corps de VICTOR, défait des troupes prusso-russes, s’empare d’un important parc d’artillerie et fait près de 500 prisonniers.

 

. Le 1er juin 1813 : Breslau :

Les troupes de LAURISTON entre à Breslau.

 

. Le 2 juin 1813 :

 Le 2ème Bataillon de l’Escaut arrive à Mayence. Plusieurs détachements d’Ouvriers sont détachés à Magdebourg pour être affectés aux travaux de forge et de charronnage où ils aident leurs collègues Ouvriers d’artillerie, en construisant ou réparant des affûts de canons. Puis, ils rejoignent l’escorte du parc d’artillerie à Halberstadt et passent sous le commandement du Génie (Colonel MOVILLARD), puis s’acheminent jusqu’au Quartier Général de Dresde pour travailler à la défense de la place.

Après la bataille de Lützen, l’Empereur est maître de l’Elbe, sur lequel les ouvriers  et les marins s’évertuent à maintenir la navigation pour assurer les communications et le transports des approvisionnements. En aval de Magdebourg, les ouvriers construisent un pont à double tablier de plus de 500 mètres de long, reposant sur une rangée de bateaux et de chevalets.

 

. Le 4 juin 1813 : Signature de l’Armistice de Pleiswitz :

Pendant la durée de l’armistice, l’Empereur tient Dresde et plusieurs places sur l’Elbe, qui lui servent de bases principales pour ses futures opérations militaires. Il décide de faire évacuer sur Magdebourg, près de 16 000 malades et blessés qui encombrent la ville. Toutes les places fortes ou villes importantes situées sur les rives du fleuve sont approvisionnées en vivres, munitions, effets etc., toutes les opérations d’approvisionnement sont effectuées par les marins dont ceux de la Garde.

 En raison de l’incapacité de l’administration à organiser les services de rouliers, par manque de chariots et de chevaux, c’est la marine qui reçoit la mission de convoyer armes et munitions sur les fleuves et rivières des Flandres et de  Hollande. Des flottilles de bateaux (Lougres, Flambarts, Botters ou Skûtjes Hollandais) sont organisées, conduites essentiellement par des marins, mais aussi par des soldats ayant été formés au matelotage à l’époque du camp de Boulogne. Ces convois partent d’Anvers, sur l’Escaut, puis rejoignent la Meuse et le Rhin, passent par Hambourg et remontent l’Elbe, en approvisionnant les places de Magdebourg, Wittenberg, Torgau et Dresde. Ces voyages durent deux à trois semaines. Quelques canonnières, cotres et autres bateaux canonniers conduits par les 4ème et 17ème Bataillon des équipages de flottille assurent la garde de ces transports, qui sont parfois attaqués par des canonnières Anglaises au départ, puis par des bandes de cosaques, des paysans de la Landwehr, voire de simples brigands.

 

. Le 7 juin 1813 : Paris : Habillement des Ouvriers.

Lettre du Ministre de la Marine relative à l’habillement du 8ème Bataillon d’Ouvriers Militaires pour lesquels une commande de 600 habits et pantalons avait été faite pour être distribuée à Orléans. Cependant le nombre des soldats partis de Rochefort et de Bordeaux ayant été  moins important que prévu, sur les 536 pantalons donnés à Orléans, 64 ont été jugés trop petits et ont été remplacés au dépôt de Mayence. Il restait, tant à Orléans qu’à Paris, 64 habits et 128 pantalons sans emploi, qui sont envoyés au dépôt d’Anvers pour le Bataillon qui s’y trouve…

         Signé Duc DECRES.  (SHM 2E1. 64, p.147)

 

. Le 18 juin 1813 : Siège de Hambourg et Lübeck :

 Les villes de Hambourg et Lübeck sont mises en état de siège, les habitants ont l’interdiction de porter des armes ou d’en détenir sous peine de mort. L’Empereur ordonne l’évacuation de tous les résidants Anglais et l’arrestation de tous ceux qui resteraient sur le territoire de la 32ème division militaire.

Dresde est le pivot de tout le dispositif Français et l’Empereur y ordonne la construction de nombreux points de résistance. Il dit à plusieurs officiers présents dont le général ROGNIAT 

«- Allons messieurs du génie, mettez-vous à la besogne, remuez de la terre, abattez les arbres ; faites-moi des fossés, des palissades, et que votre art seconde l’activité de nos marches, en multipliant les moyens de résistance et de l’attaque ! » ROGNIAT qui insista sur l’adoption d’une proposition de plan de défense rétrograde, reçut l’injonction de ne prendre aucune initiative. L’Empereur lui dit :

 « - Le commandant du génie ne commande pas l’armée ! Je ne vous demande pas de plans de campagne, n’en faites pas ! Contentez-vous d’entrer dans ma pensée pour mieux exécuter les ordres qui vous concernent. »

Il veut concentrer à Würzburg  l’armée de Mayence sous les ordres d’AUGEREAU. Des colonnes mobiles partent de tous côtés pour prendre les corps ennemis qui restent sur la rive gauche de l’Elbe.

Les Russes fuient sur l’Oder en direction de Breslau, l’Empereur les suit de près, quand l’Autriche amène la signature d’une suspension d’arme.

 

. Le 24 juin 1813 : Pourparlers et négociations d’un armistice.

Le ministre Autrichien METTERNICH, arrive à Dresde pour  rencontrer l’Empereur. Mais ce dernier est déjà parti pour Koenisbrück. Mais il doit revenir dans la soirée. En attendant il s’entretient avec le duc de BASSANO pour engager les pourparlers de paix. L’Empereur  ne reçoit le ministre Autrichien que le lendemain 25. La rencontre est assez animée.

 

. Le 10 juillet 1813 : Fortification de Torgau

 L’Empereur fait une inspection des fortifications de Torgau en compagnie de maréchal BERTHIER. Il donne des ordres pour renforcer les défenses.

 

. Le 2 août 1813 : Construction de ponts sur la Bober.

L’Empereur arrive à Löwenberg où il fait rétablir les ponts sur la Bober, détruits l’avant veille par les prussiens. Les travaux achevés, les corps de LAURISTON et MARMONT passent la rivière.

 

. Le 4 août 1813 : Dresde.

L’Empereur est de retour à Dresde.

 

. Le 9 août 1813 : 13H00. Dresde.

CAULAINCOURT transmet à l’Empereur les exigences de l’Autriche.

 

. Le 10 août 1813 : L’Armistice doit expirer à minuit.

METTERNICH déclare le « congrès » clos. Le congrès de Vienne est dissous par les trois souverains alliés. L’Autriche entre en guerre aux côtés des coalisés.

 

. Le 12 août 1813 : Rupture de l’armistice.

Rompant l’armistice deux jours avant la date fixée, BLÜCHER envahit la Silésie, déclarée neutre selon les termes du traité. Il attaque, par surprise, le corps de NEY qui est au bivouac. La guerre reprend.

 

. Le 17 août 1813 :

Le général Français MOREAU rejoint les alliés et reçoit d’Alexandre le bâton de feld-maréchal.

 

. Le 18 août 1813 :

Les Français abandonnent leur position sur la Katzbach et se reforment sur la Bober avec les 6ème corps de MARMONT (dans lequel se trouvent des marins), le 5ème de LAURISTON et le 11ème de MACDONALD. DAVOUT est vainqueur à Lauenbourg et commence sa marche à la rencontre d’OUDINOT.

 

. Le 19 août 1813 : Combat de la Boder (rivière)

L’Empereur avance en Bohême pour battre SCHWARZENBERG, mais apprend que BLUCHER a refoulé NEY de Kaltzback sur la Bober. Il décide d’aller à sa rencontre.

 

. Le 20 août 1813 : Défense de Dantzig :

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

Bataillon du Danube

SAVARY

Capitaine Adjudant Major

Blessé.

 

DANIEL

Capitaine

Blessé.

 

CHAMBRAILLE

Lieutenant

Blessé.

 

. Le 21 août 1813 : Arrivée de l’Empereur à Löwenberg.

Napoléon fait rétablir, par ses sapeurs, pontonniers et ouvriers de la marine, des ponts détruits par les Prussiens, puis fait passer le corps de LAURISTON suivit de celui de MARMONT. Le vieux BLÜCHER, sachant qu’il a Napoléon devant lui, rétrograde sur Goldberg sur la Kaltzbach. Le lendemain les Français continuent leur offensive et rejettent les alliés au delà de la rivière.

 

. Le 22 août 1813 : Kaltzbach :

L’Empereur rejette BLUCHER au-delà de la Kaltzbach et entreprend de le poursuivre. Pendant ce temps, SCHWARZENBERG prend l’offensive sur Dresde, ce qui oblige l’Empereur à changer d’objectif et à tenter d’arrêter les Autrichiens vers Pirna.

 

. Le 23 août 1813 : Gross-Beeren :

OUDINOT est battu par BERNADOTTE à Gross-Beeren où 10 000 Bavarois et Saxons en profitent pour déserter les rangs Français.

 

. Le 25 août 1813 : Dresde :

GOUVION St CYR s’étant laissé refouler jusque sous les murs de Dresde, appelle l’Empereur au secours. Celui-ci change ses plans pour se diriger vers Dresde et charge VANDAMME d’occuper Pirna.

 

. Le 26 août 1813 : 1ère attaque de Dresde par les prussiens.

le général BLÜCHER repousse le corps de MACDONALD ainsi que les cavaliers de SEBASTIANI et de CHARPENTIER sur le plateau de Janowitz. Cette victoire vaudra au vieux général « Vorwärts » le grade de feld-maréchal et le titre de prince de la Katzbach.

. A 9H00 du matin, temps pluvieux : l’Empereur dégage les faubourgs et entre à Dresde que les alliés avaient décidé d’attaquer, mais sont repoussés en désordre par la cavalerie de MURAT. Le Tsar apprenant par un paysan l’arrivée de Napoléon, manifeste le désir de se replier, mais le roi de Prusse, poussé par son état-major, insiste pour que l’attaque ait quand même lieu. Dresde n’est défendu que par une faible garnison de 8 bataillons.

. A 15H00 : BARCLAY DE TOLLY attaque la gauche française et s’empare de Gross-Garten au Sud de la ville. Le général COLLOREDO s’empare d’une des 5 redoutes construites devant la place. L’Ingénieur Masquelez est chargé de défendre avec ses braves ouvriers les ouvrages qu’ils ont eux mêmes élevés. On lui donne l’ordre : « de se faire tuer plutôt que de se rendre ! ». Une offensive de la Jeune Garde, arrivée en renfort, force les autrichiens à abandonner leur prise. L’Empereur attend un renfort de 70 000 hommes et semble satisfait du résulta de la journée.

 

. 1er Régt d’Artillerie de Marine : 5 bataillons. Le Colonel MARECHAL remplace le Colonel FALBA, blessé le 28 mai dernier en inspectant des avant-postes.

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

4ème d’Art Marine

CUYPERS

Sous Lieutenant

Blessé (Mourra le 8 septembre de ses blessures)

Idem

GODARD

Capitaine

Blessé.

Idem

MAUGER

Capitaine

Blessé.

Idem

DE KERIZOUÊT

Capitaine

Blessé.

Idem

COURICO

Lieutenant

Blessé.

VANDAMME prend Pirna. MACDONALD est battu par BLUCHER sur la Kaaltbach.

 

. Le 27 août 1813 : Combat de Belzig :

La division de GIRARD, 30 km après être sortie de Magdebourg rencontre l’avant-garde russe du général HIRSCHFELD. Les cosaques enveloppe de toutes parts les français qui, mis en déroute, refluent vers Magdebourg. GIRARD est blessé dans l’action, laissant un millier de prisonniers aux russes.

 

. Le 27 août 1813 : Mort du général MOREAU à Dresde ;

Il pleut depuis la veille, les deux armées ont rectifié leurs positions. L’Empereur monte dans le clocher d’une église de Dresde et observe les dispositions des coalisés.

A 7H00 : L’artillerie de la Garde tire trois coups de canon, annonçant « l’ouverture du bal ». L’Empereur a 120 000 hommes contre 180 000 alliés. MURAT et VICTOR enfoncent la gauche ennemie dont toute la ligne cède et laisse 27 000 hommes hors de combats sur le terrain, contre 8 000 Français tué&s et blessés..

Vers 16H00 : Le général MOREAU au service de l’ennemi, se présente sur les hauteurs de Racknitz, aux côtés du tsar Alexandre entouré d’un important état-major, quand il est frappé par un boulet provenant d’une batterie d’artillerie de la Garde (A VOIR le nom du canonnier). Grièvement blessé, il est transporté dans une auberge pour y recevoir les premiers soins. Il est amputé des deux jambes et meurt à Lahn le lendemain. Les coalisés décident de retraiter sur la bohême. L’Empereur vient de remporter une victoire indiscutable.

 

. Le 28 août 1813 : Dresde.

L’Empereur commence la poursuite des alliés, mais indisposé par le mauvais temps des jours précédents, il décide de rentrer à Dresde. Cependant la poursuite continue mais s’amollit et VANDAMME n’a pas l’audace de couper la retraite aux Alliés, qui se hâte pour éviter une nouvelle défaite.

 

LANGERON attaque le corps de LAURISTON et l’oblige à retraiter, laissant derrière lui 18 pièces de canons qui se sont embourbées. MACDONALD tente de traverser la Bober, mais les fortes pluies ont tellement grossi les eaux de la rivière qu’il n’est plus possible de passer à gué. La division PUTHOD, restée en arrière cherche un pont libre, qu’elle trouve le 29 à Löwenberg, mais il est détruit. Pendant que les hommes s’affairent à le réparer, les Russes attaquent. Accablé sous le nombre et ne pouvant compter sur l’aide de MACDONALD, il capitule après une défense honorable. Au cours des combats de la Kaltzbach, les français perdent 10 000 hommes, tant tués, blessés, prisonniers ou disparus.

 

. Le 29 août 1813 : Défense de Dantzig :

 

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INFORMATIONS

1er Bataillon de L’Escaut

ROY

Sous Lieutenant

Blessé.

Bataillon du Danube

SAVARY

Capitaine Adjudant Major

Blessé.

Idem

DANIEL

Capitaine

Blessé.

Idem

CHAMBRAILLE

Lieutenant

Blessé.

 

. Le 29 août 1813 : Combat de Pirna (Saxe) :

 

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INFORMATIONS

1er d’Art Marine

CHEVALIER

Lieutenant

Blessé.

Idem

GOIN

Sous Lieutenant

Blessé.

Idem

BRASSIER

Chirurgien

Sous Aide Major

Blessé.

2ème Régt d’Art Marine

PLANCHON

Capitaine

Tué.

Idem

PASSENAUD

Sous Lieutenant

Blessé.

4ème Régt d’Art Marine

COURDAVAULT

Capitaine

Tué.

Idem

MAUGER

Capitaine adjudant Major

Blessé (Mort le 4 septembre)

Idem

CHARDIN

Capitaine

Blessé.

Idem

CONRIER

Lieutenant

Blessé.

 

. 3ème Régiment d’Artillerie de Marine : 6 bataillons. Colonel DESCHAMPS.

 

. Le 30 août 1813 : Perte du 1er corps de VANDAMME à Kulm.

            Son corps compte près de 30 000 hommes, mais il doit faire face à 130 000 Prussiens. Il rassemble ses et tente de traverser en force le corps de KLEIST. Hélas, encerclés VANDAMME, son corps dont le général du génie HAXO sont faits prisonniers. Le 1er corps perd 12 000 hommes, 7 000 prisonniers, son artillerie et tous ses bagages

OUDINOT atteint WITTENBERG dans sa retraite. MACDONALD se rétablit sur la Bober, mais son Corps d’armée est très affaibli..

 

. Le 1er septembre 1813 : Deuxième siège de Glogau :

Le Général LAPLANE qui défend la place ne dispose que de 5 000 hommes de toutes nationalités. Il est assiégé par les troupes Russes du Général RISEN et les Prussiens du Général VON HEISTER, soit 21 000 soldats. (Voir siège de Glogau en annexe)

 

. Décret de réorganisation du corps des Ouvriers de la Marine. Rochefort.

Le corps des Ouvriers de la Marine est de nouveau organisé par un décret daté de ce jour.

 

. Le 2 septembre 1813 : Défense de Dantzig :

 

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17ème Equipage de Flottille

DUREST

Lieutenant de vaisseau

Blessé.

 

. Le 3 septembre 1813 :

L’Empereur marche contre BLUCHER, il envoie NEY remplacer OUDINOT pour tenter de marcher sur Berlin.

. Correspondance de l’Empereur en date du 3 septembre à Dresde. (Lettre n°20514) :

« L’Empereur ordonne qu’il y ait dans la place de Meissen :

1)      1 Officier général ou supérieur au grade de Major, qui commandera le château de Meissen et la tête de pont.

2)      1 Commandant ayant le grade de capitaine ou chef de bataillon à la tête de pont.

3)      Mettre 8 pièces de canons (4 au château et 4 pour la tête de pont).

4)      Les ouvriers de la marine qui travaillent au rétablissement du pont, en cas d’attaque, serviront aux batteries.

5)      Jusqu’au rétablissement du pont, il y aura un pont de bateaux.

6)       Il y aura un bataillon français et un bataillon westphalien d’au moins 1 000 hommes.

7)      Les 1 000 hommes auront au moins 3 canons attelés, indépendamment de l’artillerie de la place.

8)      Il y aura toujours 300 hommes de service à la tête de pont (partie français, partie westphaliens).

9)      Prévoir un approvisionnement pour 1 000 hommes pendant un mois. Pour l’artillerie, 300 coups par pièces et 100 000 cartouches. »

 

. Lettre n° 20159. Toujours datée du 3 septembre à Dresde :

« L’Empereur ordonne au général SORBIER que l’armement du camp retranché de Dresde dont les 8 redoutes sur la rive gauche, soit à 10 pièces de canons chacun, représentant 80 bouches à feu, parmi lesquelles il faudrait au moins 8 obusiers et 8 pièces de 12.

Ces 80 bouches à feu pourraient se diviser en 2 de 40 (5 batteries), qui resteraient toujours dans les redoutes et 40 qu’on retiendrait dans la place.

Il lui demande de classer les redoutes en deux classes :

1ère classe : Redoutes à armer de 2 canons.

2ème classe : Redoutes de 4 pièces.

Il demande que des hommes de marine, des sapeurs et des ouvriers du parc soient tenus en réserve pour garder le parc. »

 

. Le 4 septembre 1813 :

BLUCHER apprenant que l’Empereur est face à lui décide de se replier.

 

. Le 6 septembre 1813 :  Echec de Donnewitz :

A 8H00 du matin : Le maréchal NEY se met en marche en direction de Dennewitz, ville située au Nord-Est de Wittenberg. Le 4ème corps est en premier, suivi du 7ème et du 12ème. La tête de l’immense colonne est soudainement attaquée par TAUENTZIEN (4ème Corps prussien) et BÜLOW (3ème Corps Prussien). Le 7ème corps de REYNIER tente de soutenir celui de NEY, mais subit la défection du corps Saxon de RABLOWITCH qui passe à l’ennemi. Les coalisés, renforcés par les réserves Suédoises de BERNADOTTE et les Saxons, obligent le corps de NEY, encombré par ses convois sur la route, à retraiter sur Torgau. Il a perdu dans ces combats, 8 000 hommes et 53 canons.

 

 . Le 8 septembre 1813, au soir :

Alors que l’Empereur soupe en compagnie de MURAT, BERTHIER et GOUVION St CYR, un aide de camp lui apporte la nouvelle de la défaite de NEY à Donnewitz. Il se contentera de dire : « C’est un métier bien difficile que le nôtre ! » Les coalisés se montrent cette fois bien décidés à prendre l’offensive contre Napoléon. Pour cela il faut que l’armée de Silésie et celle de Bohême fassent leur jonction. L’armée de réserve russe de BENNIGSEN arrive à Breslau et relève BLÜCHER. SCHWARZENBERG effectue une nouvelle attaque contre les Français, qui échoue. L’Empereur reprend Dohna. NEY, très démoralisé, entre dans la place forte de Torgau pour y préparer la défense. Différents combats d’arrière garde ont lieu à l’approche de la ville.

 

. Défense durant le siège de Torgau :

 

 

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Régt de Chevau-Légers

Westphaliens

LATOUR

Lieutenant

Blessé le 8 septembre durant la retraite de Torgau.

1er Léger Saxon

DE WEDELL

Lieutenant

Blessé devant la place.

 

 

. Le 9 septembre 1813 : Traité de Toeplitz :

L’alliance Austro-russo-prussienne est conclue, c’est un succès pour METTERNICH.

 

. Le 10 septembre 1813 :

L’Empereur repousse SCHWAZENBERG jusqu’en Bohême.

 

. Le 13 septembre 1813 :

SCHWARZENBERG contre attaque  alors que BLUCHER converge avec BERNADOTTE sur Leipzig par le nord.

 

. Le 15 septembre 1813 :

L’Empereur repousse WITTGENSTEIN venant de Bohême.

 

. Les Marins de la Garde dans les place de Dresde et Torgau en date du 15 septembre 1813 :

Parmi la garnison de Dresde, on compte 1 officier et 15 marins de la Garde, et dans celle de Torgau se trouvent 3 officiers et 114 marins de la Garde. Ils doivent assurer, malgré les combats, la protection des opérations de transports maritimes de vivres et de munitions entre Dresde, Meissen, Torgau et Magdebourg.

 

. Le 17 septembre 1813 : Rosslau et Acken :

BERNADOTTE fait construire par son génie, 2 ponts sur l’Elbe à Rosslau et Acken, entre le corps de NEY et Magdebourg.

La Bavière signe un armistice avec les Alliés.

 

. Le 22 septembre 1813 : Combat de Bischofswerda :

L’Empereur contre-attaque BLUCHER qui se dirige vers la Haute Sprée. (Voir P. 138 Pigeard)

 

. Le 23 septembre 1813 :

BLUCHER repasse précipitamment la rivière Sprée, l’Empereur renonce à le poursuivre davantage et se retire derrière l’Elbe pour y concentrer ses forces.

 

. Le 25 septembre 1813 :

BLUCHER, rassuré, commence son mouvement de rapprochement avec BERNADOTTE et passe l’Elbe au sud-est de Wittenberg.

 

. Le 26 septembre 1813 :

SCHWARENBERG débouche en Bohême et se dirige sur Chemnitz. L’Empereur charge  MURAT de l’arrêter alors qu’il songe aller au devant de BERNADOTTE et BLUCHER.

 

. Le 28 septembre 1813 : Combat d’Altenburg :

Les cosaques de PLATOV et l’infanterie de KLENAU formant l’avant-garde de l’armée de Bohême rejettent la cavalerie française de LEFEBVRE-DESNOUETTES et lui font subirent d’importantes pertes, évaluées à près de 600 tués et blessés, 1 500 prisonniers, la prise de 3 aigles (8ème Hussards, 8ème Chasseurs à cheval et 19ème Dragons). Le régiment d’infanterie de Bade perd 8 officiers et 408 hommes. Les coalisés comptent 200 hommes hors de combat.

 

. Le 2 octobre 1813 :

BLUCHER passe l’Elbe en face de Wartenburg.

 

. Le 3  octobre  1813 :

BERNADOTTE passe l’Elbe à Rosslau, à l’Est de Wittenberg. NEY est contraint de se replier sur Delitsch à 15 km au Nord de Leipzig. YORK attaque les positions françaises sous les ordres de MORAND à Wartenburg qui se défendent bien, mais l’engagement tourne à l’avantage des coalisés suite à la défection des Wurtembergeois.

 

. Le 4 octobre 1813 :

BERNADOTTE refoule NEY et passe l’Elbe près de Dessau. C’est maintenant l’avant garde de l’armée de Bohême qui marche sur Leipzig en remontant la Mulda et entre dans Chemnitz malgré une forte résistance de LAURISTON.

 

. Le 4 octobre 1813 : Siège de Torgau :

La place de Torgau commence a être cernée par les Prussiens du général WOBESER et prépare sa défense. Les ouvriers et marins s’activent sur les fortifications.

 

. Le 8 octobre 1813 : Traité de Ried :

La Bavière signe un traité avec les alliés.

 

. Le 9 octobre 1813 : France. Appel à la conscription :

L’Empereur fait appel à 160 000 hommes, par anticipaztion, de la classe 1815 et rappel 120 000 hommes des classes 1808 à 1814. L’angleterre donne 500 000 livres à l’Autriche pour continuer son action contre la France.

 

. Le 10 octobre : Victoire de DÜBEN :

Alors que le corps de BLÜCHER s’apprête a serrer de flanc celui de BERNADOTTE, NEY enfonce les troupes de LANGERON et BERTRAND refoule celles de SACKEN, il décide de se regrouper  afin de continuer l’avance sur Leipzig. BERNADOTTE et ses Suédois ne songent plus à repasser l’Elbe pour le moment.

 

. Le 11 septembre 1813 :

L’Empereur ordonne à NEY de détruire tous les ponts sur l’Elbe afin de couper la retraite de BERNADOTTE.

 

. Le 12 septembre 1813 :

L’Empereur qui se prépare à affronter BERNADOTTE, apprend le refoulement et la retraite des troupes de MURAT par SCHWARZENBERG. Il renonce à son offensive pour ne par être tourné par l’armée de Bohême.

 

. Le 13 septembre 1813 :

L’Empereur prépare la concentration de ses forces et rappelle MACDONALD de Wittenberg. Il décide de se rendre à Leipzig.

 

. Le 14 octobre 1813 : Arrivée de l’Empereur à Leipzig :

 Dès qu’il arrive dans la ville, l’Empereur va saluer le roi de Saxe avec lequel il s’entretient un moment. Puis il se dirige sur Reudnitz et fait monter ses tentes à Galgen. Les nouvelles sont mauvaises, il vient d’apprendre la trahison des Bavarois. Le roi Maximilien de Bavière, pour sauver son royaume, déclare la guerre aux côtés des coalisés. Le général Bavarois DE WERDE, ancien des campagnes de l’Empire, ne va pas hésiter à marcher contre ses anciens camarades. Les forces Françaises sont d’environ 120 000 hommes et 90 000 autres hors de combat dans les hôpitaux. Dans la soirée, il réuni ses lieutenants.

 Les 2ème et 4ème d’Artillerie de marine défendent toute la journée le village de Möckern, mais les 1er et 3ème combattent en terrain nu.

 

. Combat sur la route de Dresde à Leipzig :

 

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2ème Bataillon  OMM

de L’Escaut

ZEDE

Lieutenant

Blessé.

 

. Le 15 octobre 1813 : Réunion de tous les coalisés devant Leipzig.

Toutes les armées alliées forment un demi cercle autour de Leipzig. Elles comptent 160 000 hommes. BLÜCHER marche droit sur la ville . BERNADOTTE remonte la Saale vers Lützen.

 

. Le 16 octobre 1813 : Bataille de Wachau (Sud-est de Leipzig):

La journée du 16 va être marquée par quatre combats simultanés.

 

. La Bataille de Wachau (Au sud) : Menée par l’Empereur en personne qui contient SCHWARZENBERG et le refoule sans le rompre .

 

. La Bataille de Möckern (au nord) : Opposant MARMONT à BLÜCHER où le 1er Régiment du corps impérial d’Artillerie de Marine perdra son Aigle (Porte Aigle MUTEL). Les Artilleurs de marine du 2ème Régiment (colonel DESCHAMPS) et du 4ème (Colonel ROUVROY) mènent des assauts magnifiques qui finissent par faire renoncer BLÜCHER.

 

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2ème Bataillon de L’escaut

FOISSY

Capitaine

Blessé le 16, sur la route de Lindenau. Mort le 16 décembre suivant.

 

 

. La Bataille de Lindenau (A l’ouest) : GIULAY l’Autrichien et contenu par BERTRAND et MARGARON, chargé de défendre cette partie de Leipzig.

 

. La Bataille de Dölitz :

Elle oppose le corps de MERVELD au général LEFOL. Après de furieux combats, la bataille s’achève vers 17H00 de l’après midi, la nuit commence à tomber, les troupes restent sur leurs positions. L’ensemble des combats a coûté aux Français près de 20 000 hommes hors de combat et environ 30 000 aux forces coalisés.

 

. Le 18 octobre 1813, Bataille de Leipzig ou Bataille des Nations :

L’Empereur rejette tous les assauts de SCHWARZENBERG sur Probstheida, mais à Paunsdorf, une division Saxonne lancée contre BERNADOTTE se retourne contre les Français. Les cavaliers de NANSOUTY et les canons de DROUOT ralentissent à grand’peine la nuée coalisée.

Durant la bataille qui fait rage, la division LAGRANGE, formée de soldats de Marine et d’Espagnols, se couvre de gloire. Malgré ses efforts, la supériorité numérique des coalisés est maintenant écrasante. Vers le soir l’armée de BERNADOTTE débouche au nord, celle de BENNIGSEN rejoint SCHWARZENBERG au sud avec 50 000 hommes de troupes fraîches. L’Empereur est contraint d’envisager la retraite, ses munitions commencent à manquer, près de 50 000 coups de canons ont été tirés, il n’en reste que 16 000 dans les parcs d’artillerie, soit à peine deux heures de combats. Cependant il veut tenir en respect les Alliés et resserre ses positions autour de la ville.

 

. Le 19 octobre 1813 : Le Pont de Leipzig :

 Dès le matin, alors que les troupes françaises se replient par la route d’Erfurt, les coalisés attaquent de toute part, il s’ensuit de terribles combats de rue sans que l’un ou l’autre camp l’emporte. Alors que les Français passent l’Elster sur le grand pont qui était préalablement miné par le Génie, un caporal de ce corps, placé à ce poste, croyant l’instant arrivé, prend l’initiative de mettre le feu aux poudres et fait sauter l’ouvrage avec tous ceux qui passent dessus. Toutes les troupes de l’arrière-garde (MACDONALD, PONIATOWSKI, LAURISTON et REYNIER sont désormais prisonnières dans la ville, soit près de 20 000 hommes. Ils se battent jusqu’à la dernière limite de leurs forces. Certains parviennent à passer la Pleiss et l’Elster à la nage (Dont MACDONALD) ou à gué, d’autres comme PONIATOWSKI sont blessés durant la traversée et périssent noyés.  Cette bataille coûte 20 000 hommes à l’armée française et 30 000 prisonniers dont 23 000 blessés, 250 canons et de grandes quantités de matériels sont abandonnées. Les pertes coalisées sont considérables et évaluées à 80 000 hommes hors de combat, dont 8 généraux tués et 11 autres blessés.

 

. Le 23 octobre 1813 : Erfurt.

L’Empereur réorganise ses troupes pour regagner le Rhin. Il ordonne à GOUVION St CYR de sortir de Dresde afin de rallier les garnisons de Torgau, Wittenberg, Magdebourg et les amener à Hambourg où DAVOUT se trouverait à la tête de 100 000 hommes. MURAT quitte l’armée prétextant de ramener des renforts cde Naples.

 

. Le 26 octobre 1813 : Fin du Royaume de Westphalie.

Le Roi Jérôme qui avait envisagé de s’allier à la coalition pour conserver son royaume, se ravise et évacue Cassel.

 

. Le 29 octobre 1813 : Combat devant Hanau :

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

2ème Bataillon de L’Escaut

GUILLEMARD

Capitaine

Blessé.

Idem

MARCHAND

Capitaine

Blessé.

Idem

NEVEU

Lieutenant

Blessé.

 

. Le 30 octobre 1813 : Bataille de Hanau :

L’Empereur défait le corps Autro-Bavarois qui prétendait lui barrer la route.

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

1er Régt d’Art Marine

DUBREUIL

Capitaine

Tué.

Idem

GARNIER

Sous Lieutenant

Blessé

(Mort le 14 novembre)

Idem

N

Lieutenant

Tué.

Idem

N

Sous Lieutenant

Blessé.

2ème Régt d’Art Marine

DUCROCK

Capitaine

Tué.

3ème Regt d’Art Marine

CHENEAU

Capitaine

Blessé

(Mort le 25 novembre)

 

. Le 31 octobre 1813 : Route de Hanau :

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

2ème Bataillon de L’Escaut

ROY

Sous Lieutenant

Blessé par des cavaliers Prussiens.

 

. Le 2 novembre 1813 : Mayence.

L’Empereur repasse le Rhin à Mayence où une terrible épidémie de Typhus décime la troupe. Le Grand Duché de Hesse-Darmstadt (Membre de la Confédération du Rhin) traite désormais avec les Alliés.

 

. Le 3 novembre 1813 : Défection du Wurtemberg.

Le roi de Wurtemberg abandonne le camp Français pour se joindre à la coalition par le traité de Fulda.

 

. Le 4 novembre 1813 : Passage du Rhin.

La Grande Armée, ou plutôt ce qu’il en reste, retraite vers la France. Plusieurs combats d’arrière-garde se déroulent. Les troupes françaises traversent maintenant le Rhin. La Campagne d’Allemagne est désormais terminée.

 

. Le 5 novembre 1813 : Défense de Torgau :

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

8ème Bataillon OMM

MASQUELEZ

Auguste

Chef de Bataillon

Blessé le 5 (Mort le 12 novembre)

Idem

DAVIEL

Pierre

Lieutenant

Blessé

Idem

ACCOLAS

Louis Pierre

Sous Lieutenant

Disparu.

Idem

ASSULAS

Lieutenant

Blessé.

1er Régt d’Artillerie

DE MONTLIVAULT

Lieutenant

Blessé.

 

 

. Le 7 novembre 1813 :

 L’Empereur entre dans Paris pour reconstituer une nouvelle armée. Il laisse environ 170 000 hommes dans les places fortes qui se battront jusqu’en 1814, et certaines bien après l’abdication de l’Empereur, dont :

1)       Hambourg : Maréchal DAVOUT. Reddition le 27 mai 1814.

2)       Dresde : Maréchal Comte GOUVION St CYR. Reddition le 11 novembre 1813.

3)       Dantzig : Général de division  Comte RAPP. Aide de Camp de l’Empereur.

4)       Stettin :

5)       Custrin :

6)       Glogau : Général de division  LAPLANE. Reddition le 10 avril 1814.

7)       Magdebourg : Général de division Comte LEMAROIS. A.D.C. de l’Empereur.

8)       Wittenberg : Général LAPOYPE.

9)       Torgau : Général de division NARBONNE, puis DUTAILLIS, Reddition le 10

       janvier 1814.

10)   Würzburg : Général de division TURREAU DE GARAMBOUVILLE jusqu’au 4

        mai 1814,

11)   Erfurt :

12)   Modlin : Général de division DAENDELS, (Hollandais).

13)   Anvers : Maréchal SOULT.

14)   Landau :

 

. Le 8 novembre 1813 : Défection de MURAT.

MURAT offre son alliance aux coalisés pour conserver son trône, par l’intermédiaire de MIERS, ministre Autrichien à Naples et de surcroît amant de Caroline BONAPARTE.

 

. Le 9 novembre 1813 : St Cloud.

L’Empereur est de retour près de Paris.

 

. Le 10 novembre 1813 : Font des Pyrénées.

WELLINGTON attaque SOULT sur la ligne de la Nivelle.

 

. Le 11 novembre 1813 : Capitulation de Dresde.

GOUVION St CYR, n’ayant pas réussi à exécuter les ordres de rallier les garnisons des places fortes de l’Elbe, est contraint de capituler à Dresde devant les forces coalisées.

 

. Le 14 novembre 1813 : Evacuation d’Amsterdam :

MOLITOR évacue Amsterdam, menacé par l’avance des troupes  Prussiennes de BÜLOW.

 

. Le 15 novembre 1813 :

L’Empereur rappelle 1 502 000 hommes des classes 1803 à 1814. En Italie, EUGENE bat les Autrichiens à Caldiéro. A Amsterdam, soulèvement général à l’appel des partisans  orangistes contre les troupes Françaises  en cours d’évacuation.

 

. Le 17 novembre 1813 : Torgau. Mort du Général NARBONNE.

Suite à une mauvaise chute de cheval, le général NARBONNE se blesse grièvement. Au cours de sa convalescence il est atteint du Typhus qui finit par l’emporter.

 

. Le 7 decembre 1813 : Combat de Bornhoft (au sud de Kiel) : Voir p. 144 Pigeard.

 

 

SIEGES DES PLACES FORTES

1813

 

 

I/- Du 16 janvier 1813 au 29 novembre 1813 : Siège de Dantzig

La place est défendue par le Général RAPP (Aide de camp de l’Empereur) Il compte les division HEUDEBERT et GRANDJEAN, soit 36 000 hommes, toutes nations confondues, et 1 300 pièces d’artillerie.

 

1er Bataillon

Pionniers Espagnols

1er Bat de l’Escaut

17ème Equipage de Flottille

 

En raison du Typhus, il meurt plus de 200 hommes par jour.

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

1er Bataillon de l’Escaut.

ROY

Sous Lieutenant

Blessé le 29 août 1813, défense de Dntzig.

17ème Equipage de Flottille

BONIFACE

Lieutenant de vaisseau

Blessé le 9 novembre 1813, mort le 11 à la défense de Dantzig.

17ème Equipage de Flottille

Nom inconnu

Lieutenant

(Enseigne de vaisseau)

Blessé le 29 mars 1813, défense de Dantzig.

17ème Equipage de Flottille

DUREST

Capitaine

Lieutenant de vaisseau

17ème Equipage de Flottille. Blessé le 2 septembre 1813, défense de Dantzig.

1er Bataillon de l’Escaut.

SAVARY

Capitaine

Blessé le 29 août 1813 à la défense de Dantzig.

1er Bataillon de l’Escaut.

DANIEL

Capitaine

Blessé le 29 août 1813 à la défense de Dantzig.

1er Bataillon de l’Escaut.

CHAMBRAILLE

Lieutenant

Blessé le 29 août 1813 à la défense de Dantzig.

 

 

II / - Du 20 février au 28 mai 1813 Siège de Glogau :

La garnison du Général LAPLANE, commandant la place, est forte d’environ 5 000 hommes et doit se défendre contre un fort parti de cosaque qui essaye de bloquer la place en attendant des renforts.

UNITE

NOM

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INFORMATIONS

 

ROUGIER DE LAPLANE

Jean Grégoire Barthélémy

Général de Division

Commandant la place de Glogau. OLH, né le 13 octobre 1765, mort le 16 juin 1837.

 

. Le 15 mars 1813 : Siège.

Le Général Russe SAINT PRIEST arrive avec  8 000 fantassins, 2 000 cavaliers et 20 pièces d’artillerie. Il somme plusieurs fois la garnison de se rendre.

 

. Le 31 mars 1813 : Destruction des batteries Russes.

Les batteries ennemies  bombarde plusieurs fois la place. Les assiégés tentent une sortie et réussissent à détruire plusieurs batteries.

 

. le 1er mai 1813 : Attaque surprise des alliés.

L’ennemi tente une attaque à l’improviste qui échoue en raison de la défense acharnée des assiégés.

 

. Le 7 mai 1813 : Contre attaque :

Les Français tente une seconde sortie alors que l’ennemi tente de détruire les ponts à coups de canons.

 

. Le 22 mai 1813 :

L’artillerie de siège ennemie est rappelée à Breslau. Durant ce temps, le siège continue sans éclat particulier.

 

. Le 27 mai 1813 : Départ des alliés.

Dans la nuit du 27 au 28, le siège est levé, les troupes alliées s’en retourne à Breslau.

 

 Général Jean Grégoire LAPLANE.

Le 1er juin 1813, les troupes Françaises qui compose la garnison de Glogau durant le siège sont :

 

UNITE

NOM

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INFORMATIONS

151ème de Ligne

LEBON

Colonel

465 hommes dont 3 officiers, soit 1/6ème de l’effectif de janvier

Idem

LECOUVREUR

Colonel

Tué le 12 mai 1813 au combat de Weissig. Voir page 379 liste.

133ème de Ligne

 

 

404 hommes

1er Régt de Francfort

 

 

 

Cie d’Ouvriers Constructeurs

De l’administration (75Hs)

LELIEBVRE

« Chef »

75 Ouvriers constructeurs de l’Administration.

2ème Bat. De l’Escaut

(3ème Cie)

EASME DELACROIX

Capitaine

Ingénieur de la Marine

40 Ouvriers détachés à Glogau.

Régt Joseph Napoléon

 

 

 

 

(Sources : les oubliés du fleuve de JF BRUN, Glogau sur Oder. p. 145.  Martinien p.379.)

 

III/- Juillet 1813 : Siège de Wittenberg :

Général LAPOYPE.

Un détachement important de la 3ème compagnie du 8ème Bataillon (Bataillon d’Espagne) se trouve dans la place en juillet 1813.

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

8ème Bataillon d’Ouvriers Militaires de la Marine

MAZAUDIER

Capitaine

Blessé en décembre 1813 à la défense de Wittenberg.

Idem

LAPORTE

Pierre

Né le 29 décembre 1781 à Sémone (Vosges), mort en janvier 1814 à Wittenberg.

Idem

LECHAPPE Henry

Sergent

 

Idem

CLERC Jean

Sergent

 

Idem

HERVE Ferdinand

Sergent

 

Etat Major de l’Artilerie

CULMANN

Capitaine

Blessé le 6 janvier 1814.

112ème de Ligne

CASSELMANN

Fusilier

Ne en 1785. Se trouve le 5 juillet à Wittenberg. Attaché à la Cie du Train des Ouvriers de la Marine. Meurt à Torgau le 12 déc 1813.

 

 

IV/- Du 1er septembre 1813 au 10 avril 1814 :  Deuxième siège de Glogau :

La place est défendue par le Général LAPLANE qui dispose encore d’environ 5 000 hommes de troupes diverses. Il est de nouveau assiégé par des troupes Russes du Général POSEN et Prussiennes du Général VON HEISTER, soit environ 21 000 hommes de tous corps.

Après 7 mois de siège, la place capitule avec les honneurs.

 

. Le 10 avril 1814 :

Les troupes Françaises quitte la place avec les honneurs de la guerre et rentrent en France à la condition de ne pas servir contre les alliés pendant un an. Les troupes Allemandes et Croates sont aussi autorisées à rentrer chez elles.

 

V/-  Du 15 septembre 1813 au 20 mai 1814 : Siège de Magdebourg

 

Commandant la place, le Général comte LEMAROIS, Aide de camp de l’Empereur.

 

La place de Magdebourg est défendue par 20 000 hommes , tant Français qu’Allemands.

 

. Mars 1813 : Ouvriers Militaires de la Marine.

Le 2ème Bataillon de l’Escaut, mené par l’ingénieur GILBERT, est porté au complet et se dirige sur Magdebourg dès le mois de mars. Les ouvriers s’évertuent à maintenir la navigation sur l’Elbe pour assurer les communications avec l’armée. En aval de la ville, ils construisent un pont à double tablier de plus de 500 mètres de long, reposant sur une rangée de bateaux et de chevalets, puis ils assistent les ouvriers d’artillerie aux travaux de forge et de charronnage. Le bataillon rejoint l’escorte du parc d’artillerie à Halberstaat et chemine jusqu’à Dresde pour travailler à la défense de la place.

 

A partir de septembre 1813, la ville fait l’objet d’un siège par les troupes Prussiennes du Général HIRSCHFELD, soit 14 000 hommes.

 

. Le 12 novembre 1813 :

LE MARROIS propose aux troupes Allemandes de retourner dans leurs foyers ou de suivre fidèlement la France. La seconde alternative est acceptée à l’unanimité. L’intrépide général continue de défendre la place plusieurs mois durant.

 

. Le 20 mai 1814 :

Une convention est signée et la place est rendue aux Prussiens. La garnison sort de la place avec les honneurs militaires avec ses armes et tous ses canons attelés. Les pertes ont été de 1 200 hommes tués durant le siège.

 

 

UNITE

NOM

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2ème Bat OMM

GILBERT

Ingénieur

 

 

 

 

VI/- Du au 10 janvier 1814 : Siège de Torgau :

 

Les Gouverneurs de Torgau en 1813 sont :

1)      Le général LAUER (Gendarmerie) (juillet)

2)      Le général BRUN DE VILLERET (11 septembre)

3)      Le général Comte DE NARBONNE (Du 14 septembre au 10 novembre 1813)

4)      Le général Comte DU TAILLIS (10 novembre 1813 au 10 janvier 1814).

 

. La garnison de Torgau se compose de divers détachement des unités suivantes :

 

5ème de ligne

65ème de ligne

10ème Hussards

8ème de ligne

153ème de ligne

Chevau légers Westphaliens

13ème de ligne

(Voir liste P. 147)

8ème léger

1er léger Saxons

42ème de ligne

Régt d’inf. de la Vistule

1er Régt d’artillerie

52ème de ligne

28ème Dragons

1er Bat de Pontonniers

112ème de ligne

 (3ème Cie du 1er & 2ème Bat)

14ème léger

(2ème Cie, 2ème Bat)

 (1ère & 9ème Cie du 3ème Bat)

10ème de ligne

(5ème Cie du 3ème Bat)

5ème léger

(4ème Cie, 4ème Bat)

101ème de ligne

(5ème Bat)

20ème de ligne

(6ème Bat)

106ème de ligne

(1ère Cie, 5ème Bat)

10ème léger

(3ème Cie, 6ème Bat)

151ème de ligne

(1ère Cie, ? Bat)

138ème de ligne

(2ème Bat)

34ème de ligne

(1ère Cie, 4ème Bat)

28ème de ligne

(1ère Cie, 5ème Bat)

137ème de ligne

(1er & 4ème Bat)

96ème de ligne

(2ème Cie, 5ème Bat)

22ème de ligne

4ème léger

(3ème Bat)

Régt Joseph Napoléon

107ème de ligne

27ème de ligne

Marins de la Garde

102ème de ligne

(9ème Cie, 2ème Bat)

Bat. d’Espagne

 (Ouvriers de marine)

(4 Cies)

Génie

 

 

 

. Mai 1813 :

Les Français entrent et s’installent dans la place. Le gouverneur Saxon, le général Adolph  Von THIELEMENN (Lieutenant général de cavalerie) s’oppose à l’entrée des Français. Le roi de Saxe, sur l’intervention de l’Empereur, le contraint à ouvrir les portes. La garnison compte 26 000 hommes environ, dont 3 400 Saxons, Hessois, Wurtembergeois, qui déserteront en nombre. Les troupes Françaises sont constituées en grande partie de soldats d’infanterie (Diverses unités),  d’artillerie, quelques marins de la Garde, du génie (dont plusieurs compagnies d’Ouvriers de la Marine) et quelques détachements de divers régiments de cavalerie.

 

. Le 21 mai 1813 : Défense de Torgau :

 

UNITE

NOM

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Etat Major de place

CREPIN

Major

Blessé.

 

. Le 10 juillet 1813 :

 L’Empereur fait une inspection des fortifications de Torgau en compagnie de maréchal BERTHIER. Il donne des ordres pour renforcer les défenses.

 

. Le 4 octobre 1813 :

La place commence a être cernée par les Prussiens du général WOBESER.

 

. L’effectif du 8ème Bataillon, dit d’Espagne, compte au 4ème trimestre 1813 :

 

UNITE

NOM

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8ème Bat OMM

Etat-Major

FRABOULET DE VILLENEUVE

Claude Marie

Lieutenant Colonel

Né à Lorient, vient du 2ème Regt d’Art de Marine.

 

MASQUELEZ

François Augustin

Chef de Bataillon

Ingénieur de Marine

Né le 28 avril 1780 à Lille. CLH

 

CHASSERIAU

Pierre Justin

Chirurgien

Aide Major

30 ans

 

POUMEAU

Jean Antoine

Chirurgien

Sous Aide Major

22 ans

 

 

 

DAVIEL

Joseph Anne Marie Siméon Pierre

Capitaine de 1ère Classe

Ingénieur de Marine

2ème Cie

Né le 5 octobre 1784 à La Noé de la Barre (Eure). CHL le 2 juillet 1813.

 

. 1ère Compagnie : LUXEMBOURG Nicolas, Capitaine de 1ère Classe.

.  87 présents dont 1 capitaine et 2 lieutenants de 2ème classe.

. 58 hommes à l’hôpital de Mayence (pas d’officiers).

UNITE

NOM

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INFORMATIONS

8ème Bat OMM

1ère Compagnie

LUXEMBOURG

Nicolas

Capitaine

1ère Classe

Né le ?.

 

VAUQUELIN

Jean Pierre

Capitaine

2ème Classe

(DI du 7 août 1812)

Né le 14 mai 1775 à Laugrune (Calvados). Entré dans le OMM au Havre le 1er mars 1793.

CLH le 23 février 1812.

 

 

 

RAISCLHIM

François

Lieutenant

En Premier

(DI du 26 mars 1812)

Né en 1774.

 

REBUFAT

Jean Pierre Jacques

Lieutenant

2èmùe Classe

(DI du 15 mai 1813)

Né le 16 juillet 1777 à Toulon. Entré au service à comme  Charpentier le 17 avril 1784.

 

. 2ème Compagnie : QUEMENER Jean-Marc, (Passe à la 4ème Cie en avril 1813)

. 91 présents dont 2 lieutenants de 2ème classe.

. 74 hommes à l’hôpital dont 1 capitaine.

UNITE

NOM

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INFORMATIONS

8ème Bat OMM

2ème Compagnie

 

QUEMENER

Jean-Marc

Capitaine

 2ème Cl

(au 15 mai 1813)

Né le 8 septembre 1783 à Lorient. Entré au service le 11 janvier 1789. CLH le 2 juillet 1813.

 

 

 

LEMOYNE

Jean François

Lieutenant

En Premier

(DI du 23 janvier 1813)

Né en 1771 à Châlon sur Marne.

 

CABANET

Louis

Sergent Major

(le 1er mars 1810)

Né le 8 octobre 1775 à Toulon (Var). Nommé Lieutenant de 2ème Cl par DI le 15 mai 1813.

 

. 3ème Compagnie : HAURIE Pierre, Lieutenant 1ère Classe.

. 192 présents.

. 8 hommes à l’hôpital (pas d’officiers)

UNITE

NOM

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INFORMATIONS

8ème Bat OMM

3ème Compagnie

HAURIE

Pierre

Lieutenant

1ère Classe

Né le 24 juin 1781 à Orthez (Basses Pyrénées). Conscrit de l’an X, incorporé à la suite de la 16ème Cie d’OMM à Rochefort le 1er août 1803.

CLH le 2 juillet 1813.

Sera prisonnier le 10 janvier 1814.

 

ROQUE

Paul

Sergent Major

(au 29 avril 1813)

Né le 18 août 1781 à Mazeret (Ariège). Nommé Lieutenant de 2ème Cl au Bat OMM de Toulon le 15 mai 1813.

En retraite le 1er janvier 1817.

 

OBRY

Jean Noël

Sergent

Charpentier

(le 29 avril 1813)

Né le 24 mars 1781 à Agnicourt (Aisne). Se trouve à Wittemberg 1813 à 1814.

 

DUIMAY

François

Sergent

Charpentier

Né le 11 novembre 1781 à Yrouère (Yonne)

 

. 4ème Compagnie : BEAULATON Pierre Toussaint, Capitaine en premier (Artillerie).

. 96 présents dont 1 capitaine.

. 56 hommes à l’hôpital (pas d’officiers)

 

UNITE

NOM

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INFORMATIONS

8ème Bat OMM

4ème Compagnie

BEAULATON

Pierre Toussain

Capitaine

en Premier

(Nommé le 15 05 1813)

Né en 1771 à Rions (Puy de Dôme) Capitaine d’Artillerie de 2ème Cl au 29 04 1813. Affecté à la 1ère Cie en mai)

 

BOURGIER

Joseph

Lieutenant

D’Artillerie 1ère Cl

Né en 1770 à Toulon. Nommé le 29 avril 1813.

 

TIREL

Alexis Marie

Lieutenant

 en Premier

Né le 4 août 1782 à Paris. Entré dans les OMM le 20 septembre 1803.

Caporal fourrier le 22 octobre 1804. Sergent Major le 1er mars 1810. Nommé Lieutenant de 2ème classe par DI le 15 décembre 1810.

 

CHEDEAU

François

Sergent Malor

Né le 23 août 1782 à Issoudin, (Indre). Entré au service le 18 septembre 1803. Caporal le 22 janvier 1804. Sergent le 1er mars 1806. Sergent Major le 15 octobre 1806.

Nommé lieutenant de 2èmz Cl à la 3ème Cie le 15 mai 1813.

Mort à Torgau en janvier 1814.

 

DUFRENE

Thomas

Sergent

(au 29 avril 1813)

Né le 25 novembre 1779 à Saumur (Maine & Loire)

Entré au service à Lorient le 21 mai 1803. Caporal le 21 avril 1805. Sergent le 26 juin 1805. Nommé Lieutenant de 2ème Cl à la 1ère Cie du Bat de Boulogne le 15 mai 1813.

En retraite le 1 janvier 1817.  A Avers de 1813 à 1814, jusqu’au 19 septembre 1813

 

. Le 20 septembre 1813 : Défense de Torgau :

 

UNITE

NOM

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153ème de ligne

RIBOULET

Lieutenant

Blessé.

 

. Le 24 septembre 1813 : Défense de Torgau :

 

UNITE

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8ème Léger

MANOT

Capitaine

Tué.

Idem

COURTOIT

Capitaine

Blessé (1)

 

A la fin du mois de septembre plus de 1200 soldats sont déjà emportés par le typhus.

 

. Le 4 octobre 1813 : Défense de Torgau :

 

UNITE

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8ème Léger

LATOUR

Chef de Bataillon

Blessé près de Torgau, mort le 25 novembre.

 

ROY

Chirurgien Sous Aide Major

Blessé.

 

. Le 9 octobre 1813 :  Correspondance :

L’Empereur écrit de Würzen, au général NARBONNE la lettre suivante :

«  Au général comte de Narbonne, Gouverneur de Torgau. Monsieur le comte de Narbonne, je marche aujourd’hui sur Düben, demain sur Wittenberg, où je livrerai bataille à l’ennemi et, avec l’aide de Dieu, j’espère avoir un succès complet : ou j’obligerai l’ennemi à lever le siège de Wittenberg et je m’emparerai des deux ponts de Dessau et de Wartenberg ; et comme il y a des bagages immenses sur la rive gauche, sa retraite sera difficile. … 6 000 malades, 2 ou 300 voitures, 30 ou 40 000 coups de canon ont été embarqués à Dresde et doivent arriver à Torgau. C’est un surcroît d’embarras. Arrangez-vous comme vous pourrez. Je donne l’ordre d’envoyer 30 ou 40 000 francs chez le payeur de Torgau. … Le roi de Saxe arrive aujourd’hui à Würzen et va de là à Leipzig, où le duc de Castiglione arrivera demain avec son corps. … De Wittenberg, je vous enverrai de la poudre et de la farine. De Leipzig, le comte Daru dirige sur Torgau 10 000 quintaux de farine. Remédiez à tout. Les blessés et malades guériront. Vous avez des habits et des fournitures. »

 

            Une épidémie du typhus, partie de Dresde, se communique à Torgau, puis à Mayence où elle fait de terribles ravages. A la fin du mois d’octobre, plus de 7 000 hommes succombent. Les bombes qui tombent sur le cimetière et sur les voitures chargées de morts propagent la maladie. Les hôpitaux sont remplis de cadavres qu’on accumulent çà et là faute de pouvoir les ensevelire. Heureusement les fortes gelées enrayèrent l’infection due à la décomposition des corps.

 

. Le 17 octobre 1813 : Défense de Torgau :

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

5ème  de ligne

PIDANSAT

Sous Lieutenant

Blessé le 17 octobre à Torgau.

 

. Le 26 octobre 1813 : Défense de Torgau :

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

5ème de ligne

CORNETTE

Capitaine

blessé le 26 octobre 1813 à Torgau.

 

. Le 4 novembre 1813 : Défense de Torgau :

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

8ème Léger

COURTOIT

Capitaine

Blessé (2)

 

. Le 5 novembre 1813 :

Les Ouvriers de la Marine et leur chef , l’ingénieur MASQUELEZ, devenus l’âme de la défense de la place. Sont, tantôt sous la direction du Général BERTRAND et celle du Colonel du Génie MOVILLARD, à travailler sur les retranchements, tantôt sous les ordres du Général DURRIEU pour courir la campagne à la recherche de vivres pour la garnison.

 Le 5 novembre, au cours d’une sortie, dont le but est de couper des palissades, les Ouvriers de la marine, sous la protection d’un détachement d’infanterie de ligne regroupant différentes unités  effectue sa mission. Soudain, le chantier est attaqués par un fort parti ennemi. Les jeunes fantassins sont saisis de terreur et battent en retraite, abandonnant les ouvriers à leur sort. MASQUELEZ ordonne alors le chargement du matériel et des outils dans les caissons et fait courir sa troupe aux armes. Il se précipite à la tête de ses ouvriers qui « croisent la baïonnette » à l’assaut du corps de Grenadiers Saxons qui est bientôt enfoncé. Constatant le succès des ouvriers sur les assaillants, les fantassins reprennent courage, se rallient et viennent renforcer les marins. L’ennemi en pleine déconfiture se replie et font appel à une batterie d’artillerie. Ne pouvant continuer la lutte, Le général DURRIEU ordonne la retraite, c’est alors que le jeune Chef de Bataillon MASQUELEZ est mortellement blessé. Quelques ouvriers l’emportent sur un brancard improvisé et lui prodiguent les premiers soins. Durant l’engagement plusieurs ouvriers et officiers sont mis hors de combat.

Ramené dans la place, le corps meurtris du jeune ingénieur de Marine est aux bons soins des médecins dont DESGENETTE. Le général NARBONNE vint lui rendre visite et lui dit : «  Mon Cher Commandant, j’espère que vous ne mourrez pas, ce serait trop cher une victoire que de perdre un homme comme vous … ». 

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

8ème Bataillon d’Ouvriers Militaires de la Marine

MASQUELEZ Auguste

Chef de Bataillon

Blessé grièvement le 5 novembre au cours d’une sortie. Mort le 12 décembre suivant.

 

. Le 8 novembre 1813 :

A 9 heures le matin, le général Comte DE NARBONNE décide de passer en revue un régiment provisoire qu’il venait de former. Son cheval, mal tenu par son écuyer, s’emballe au moment où il met le pied à l’étrier. Dans sa chute, il se blesse grièvement à la tête. On l’alite, mais il semble déjà atteint du typhus.

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

Etat Major de Place

Comte NARBONNE

Général de Division

Blessé d’une chute de cheval.

 

. Le 10 novembre 1813 :

Le Conseil de défense se réunit sous la présidence du général DEVAUX et c’est Le général Comte DUTAILLIS qui est désigné pour la succession. Ce dernier est arrivé le mois dernier, déjà blessé et amputé d’un bras, il ne peut tenir à cheval. Cependant il est l’officier le plus élevé en grade. Il est arrivé en compagnie du Colonel du génie BERNARD, Aide de camp de l’Empereur, qui lui a une jambe cassée, suite à une chute de cheval à Dresde. L’état de santé du général NARBONNE, atteint du Typhus, se détériore, DESGENETES, médecin en chef de l’armée est à son chevet.

 

. Le 15 novembre 1813 : La garnison compte encore 700 officiers et 12 000 sous officiers et soldats. Il y a en plus 6 000 malades à l’hôpital, dont une grande partie est venue de Dresde. Soit un total d’environ 20 000 hommes.

 

. Le 17 novembre 1813 :

Le Comte DE NARBONNE meurt à 9 heures le matin, âgé de 58 ans. A son chevet, le médecin DESGENETTE et le capitaine ROHAN-CHABOT assistent à ses derniers moments. Ce dernier rapportera plus tard son cœur en France.

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

106ème de ligne

GUIDET Isidore

Fusilier

1ère Cie, 5ème Bat

Mort le 17 novembre. Attaché à la Cie du train des Ouvriers de la Marine.

 

. Le 18 novembre 1813 :

La troupe fait une haie d’honneur au passage du corps. Le comte De NARBONNE est enterré à l’angle de la boucherie jusqu’au bastion n°8. Un monument dessiné par le Lieutenant du génie MOLINA porte ces mots : « Honneur, Vertu, Courage ». Ses chevaux sont vendus pour payer les frais de funérailles.

 

. le 19 novembre 1813 : Défense de Torgau :

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

52ème  de ligne

COLSON

Chef de Bataillon

Blessé le 19 novembre 1813 à Torgau.

 

. Novembre 1813 :

Un contrôle de la compagnie du train du 8ème BOMM fait apparaître une grande diversité dans les troupes affectées à cette unité.

 

NOM

Date

 de Nais

GRADE

UNITE D’ORIGINE

MORAND Jean

1780

 

Maréchal des logis

1 Chevron

Né à Strasbourg.

VOCLIKES Jean David

1782

 

Fourrier

1 Chevron

Né à Strasbourg

DUGAYS Damien

1781

Brigadier

1 Chevron

 

SOR Jean

1781

Brigadier

1 Chevron

 

MORCELLY jean Baptiste

1790

Trompette

Italien.

BERRES Pierre

1782

Trompette

 

GAUDEZ Pierre

1782

 

Né à Tournus.

ALLERT Antoine

1781

Ouvrier M 1ère Classe

Taillandier,

 1 Chevron

Né à Jonzac. 8ème BOMM

PELLEFIGNE Bernard

1794

Ouvrier M. 1ère Classe

Sellier,

 1 chevron.

Né à Vichy. 8ème BOMM

THERRIN Alexis

1781

Artiste vétérinaire

Maréchal ferrant

 1ère Cl, 1Chevron.

 

HELIN Louis

1781

Maître Ouvrier

Charron, 1 chevron.

8ème BOMM

COULADON Jean

1780

Ouvrier Militaire

2ème Classe

8ème BOMM

CORDONNIER Damien

1780

Ouvrier Militaire

2ème Classe., 1 chevron.

8ème BOMM

LAFOND Mattias

1784

Soldat

 

CASSELMANN Baudouin

1785

Fusilier

112ème de ligne, le 5 juillet de Wittenberg. Mort le 15 décembre 1813.

VANKERKOF gilles

1788

Fusilier

112ème de ligne. A l’hôpital de Torgau.

GRASSIN rené

1788

Voltigeur

2ème Bat du 112ème de ligne, le 65 juillet 1813. Mort le 3 novembre 1813 à Torgau.

BERTAMON Louis

1791

Voltigeur

2ème Bat du 112ème de ligne, à l’hôpital de Torgau le 11 décembre 1813.

HANNICH Henry

1789

Fusilier

3ème Cie, 1er Bat du 112ème de ligne le 5 juillet 1813. Fait prisonnier le 8 novembre.

LEBON pierre

1791

Fusilier

3ème Cie, 1er Bat du 112ème de Ligne. A l’hôpital de Torgau.

MILLERET joseph

1789

Carabinier

Né à Agen. 3ème Bat du 14ème léger. Hôpital de Torgau le 5 juillet.

BIELLE Jean

1785

Fusilier

1ère Cie, 3ème Bat du 14ème Léger.

ALCOUF Jean

1786

Chasseur

9ème Cie, 3ème Bat du 14ème Léger. Hôpital de Torgau.

SABRE Jean

1789

Chasseur

2ème Cie, 2ème Bat du 14 léger.

BERRIER Pierre

1792

Chasseur

14ème Léger.

VILLA Nicolas

1787

Fusilier

5ème Cie, 3ème Bat du 10 de ligne. Mort à Torgau.

CESTON Jean

1792

Voltigeur

5ème Bat du 101ème de Ligne. Hôpital de Torgau.

CHAGNARD Jean François

1790

Fusilier

9ème Cie, 2ème Bat du 102ème de Ligne. Fait prisonnier à Torgau.

BONSOURS Antoine

1791

Chasseur

4ème Cie, 4ème Bat du 5ème Léger. Hôpital de Torgau.

RAFFINI Giovanni

1791

 

5ème Régt de Ligne. Hôpital de Torgau.

BONNARD Joseph

1792

Voltigeur

6ème Bat du 20ème de Ligne. Hôpital de Torgau.

GUIDET Isidore

1792

Fusilier

1ère Cie, 5ème Bat du 106ème de Ligne. Mort à Torgau le 17 novembre 1813.

MALLIES Antoine

1792

Chasseur

3ème Cie, 6ème Bat du 10ème Léger.

HORGNIES Jean François

1791

Voltigeur

1ère Cie du 151ème de Ligne.

SIRE Jean Marier

1782

Fusilier

1ère Cie, 4ème Bat du 34ème de Ligne. Hôpital de Torgau.

PAGEOT Jean

1793

Fusilier

1ère Cie, 5ème Bat du 28ème de Ligne. Hôpital de Torgau.

DELFOSSE Philibert

1793

Fusilier

2ème Cie, 5ème Bat du 96ème de Ligne. Hôpital de Torgau.

BRUNNOIR Fiacommo

1793

Grenadier

Italien. 1er Bat du 137ème de Ligne. Hôpital de Torgau.

MARCELLY Jean Baptiste

1790

 

137ème de Ligne. Hôpital de Torgau.

SONET François

1793

Grenadier

4ème Bat du 137ème de Ligne. Présumé mort.

PROTO Charles

1793

Voltigeur

137ème de Ligne. Hôpital de Torgau.

BLAIZOT Jean Louis

1792

Voltigeur

2ème Bat du 138ème de Ligne. Hôpital de Torgau.

DORET Antoine

1793

Fusilier

22ème de Ligne. Hôpital de Torgau.

CHARRET Charles

1793

Voltigeur

3ème Bat du 4ème Léger. Hôpital de Torgau.

RUIZ Pierre

1786

Fusilier

Né à Saragosse (Espagne), 1ère Cie, 5ème Bat du Régt Joseph Napoléon.

KLEIN Jean

1792

Fusilier

1ère Cie, 5ème Bat du 27ème de Ligne. Hôpital de Torgau.

 

 

 

(3E 1636 – CC3 34)

ROSSI Joseph

1793

 

107ème de Ligne à l’hôpital de Torgau.

DELAIRE Etienne

1781

Ouvrier 2ème classe

2ème Cie.

DELAVEUX Jean Joseph

1782

Ouvrier 2ème Classe

Belge. 4ème Cie.

 

 

. Le 3 décembre 1813 : Défense de Torgau :

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

5ème de ligne

MARECHAUX

Capitaine

Blessé le 3 décembre 1813 à Torgau.

 

. Le 12 décembre 1813 :

            La nomination de DUTAILLIS, au poste de gouverneur de la place est contestée par le général de Gendarmerie LAUER. Il avait assuré provisoirement cette fonction durant quelques semaines en juillet. Il a la fonction de commandant des dépôts de la Grande Armée à Torgau. L’ingénieur MASQUELEZ succombe à ses blessures reçues le 5 novembre dernier. Il est enterré par ses ouvriers près de la tombe du Général NARBONNE..

Les Ouvriers de Rochefort aidés des pontonniers et sapeurs, travaillent aux défenses de la place sous les bombardements de l’ennemi. Le fort Zinna reçoit en 15 jours, plus de 600 bombes et boulets. Pendant la période de gel, ils cassent la glace des fossés tous les jours afin d’empêcher les Prussiens de passer à pied sec. On les utilise comme canonniers auxiliaires. D’autres combattent comme des fantassins. Les Prussiens, croyants avoir à faire à de la Garde surnomment les Ouvriers, les « Grenadiers noirs ». Ils se montrent plus combatifs que les quelques fantassins qui sont sensés les protéger lors des travaux à l’extérieur de la place. Ainsi lors d’une opération d’abattage d’arbres dans la forêt de Bérenuvitz, les ouvriers sont attaqués par des Prussiens qu’ils obligent à battre en retraite alors que les malingres soldats d’infanterie chargés de leur protection adoptent une prudente position de repli.

 

. Le 18 décembre 1813 : Défense de Torgau :

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

12ème Léger

VOIZOT

Lieutenant

Blessé.

 

. Le 19 décembre 1813 :

 Réunion d’un nouveau Conseil de défense pour définir les mesures à prendre (rationnements et travaux) pour prolonger la défense de la place le plus longtemps possible.

 

. Le 24 décembre 1813 :

 Une revue des troupes est faite soigneusement et donne un total de 9 500 hommes présents sous les armes. L’effectif qui était de plus de 25 000 hommes au 21 octobre, a perdu plus des 3/5 de l’effectif initial.

 

 

Personnalités 8ème Bataillon d’Ouvriers Militaires de la Marine:

 

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

MASQUELEZ

Auguste

Chef de Bataillon

8ème Bataillon d’Ouvriers. Né le . 1780 à Lilles. Commandant le bataillon au siège de Torgau. Blessé le 5 novembre 1813. mort de ses blessures le 12 décembre.

DAVIEL

Lieutenant

8ème Bataillon d’Ouvriers. Blessé le 5 novembre 1813 au siège de Torgau.

ACCOLAS

Jean Pierre

Sous Lieutenant

8ème Bataillon d’Ouvriers, 2ème Cie. Né le 9 décembre 1781. Disparu au cours du siège de Torgau.

ASULAS

Lieutenant

8ème Bataillon d’Ouvriers. Blessé le 5 novembre 1813 au siège de Torgau.

LAURENT

Adjudant Commandant

Colonel : Blessé le 26 octobre 1813 au cours d’une reconnaissance.

GORNEAU

Adjudant d’état-major

Aide de camp

Capitaine. Blessé en octobre 1813.

JEANNIN

Etat-major de place

Major (Hors cadre) blessé le 12 décembre 1813.

ROY

Chirurgien Aide Major

Mort à Torgau.

 

Contrôle des chevaux du 8ème Bataillon d’Ouvriers Militaires de la Marine :

 

NOM

TYPE

INFORMATIONS

CIBILEE

Jument

5 ans, Pris par l’ennemi à Torgau le 2 novembre 1813.

ENEE

Cheval

7 ans, Passé au général de la place de Torgau (Narbonne ?)

VESTA

Jument

8 ans, A battue pour cause de morve le 21 septembre 1813.

PAGASSE

Cheval

5ans, pris par l’ennemi le 2 novembre 1813.

INCONSTANTE

Jument

5 ans, abattue, reconnue morveuse.

BUCEPHALE

Cheval

3 ans, Robe Baie. Abattu, impropre au service le 10 novembre.

INGENIEUX

Cheval

7 ans, Robe noire. Passé au Génie à Torgau.

PARESSEUSE

Jument

7 ans, Robe noire, passé au Génie à Torgau.

SCIPION

Cheval

8 ans, robe noire,  abattu, impropre au service.

MERCURE

Cheval

8 ans, robe noire, mort le 4 août 1813.

INDOMPTABLE

Cheval

7 ans, abattu, impropre au service.

JUNON

Jument

9 ans, Robe noire marron. Prise par l’ennemi.

JUPITER

Cheval

7 ans, robe noire. Abattu suite à de gros efforts.

MINERVE

Jument

7 ans, robe noire, morte de fatigue.

NEPTUNE

Cheval

7 ans, robe noire, abattu en novembre 1813. Impropre au service.

AMPHITRITE

Jument

8 ans, morte le 30 octobre au cours d’un combat.

PROSERPINE

Jument

8 ans, robe baie brune, détachée à Wittenberg.

BELLONNE

Jument

8 ans, robe noire, détachée à Wittenberg.

APPOLON

Cheval

5 ans, bai marron, venu d’Anvers le 1er juin. Abattu le 29 oct. Fatigue.

VULCAIN

Cheval

7 ans, tout teint bai marron. Pris par l’ennemi le 2 novembre à Torgau.

INTREPIDE

Cheval

7 ans, bai brun, nez de renard, abattu le 10 novembre, impropre au Sce

RENOMMEE

Jument

5 ans, bai cerise, abattue, impropre au service, le 10 novembre 1813.

AMPHITRION

Cheval

6 ans, bai marron Nez de Rd, abattu le 10 novembre 1813. Imp. au S

AJAX

Cheval

7 ans, bai clair, passé au Génie à Torgau le 9 novembre 1813.

SATURNE

Cheval

6 ans, bai cerise, mort de fatigue le 14 août 1813.

SANS PAREIL

Cheval

5 ans, Ysabel clair, abattu le 10 novembre 1813. Imp. au S.

FORTUNE

Jument

9 ans, bai chaux, détachée à Wittenberg.

PSICHE

Jument

9 ans, Bai brune Nez de Rd, prise par l’ennemi près de Torgau.

BAYARD

Cheval

5 ans, gris ordinaire, vient d’Anvers le 1er juin. Pris par l’ennemi.

CONCORDE

Jument

9 ans, gris clair, abattue le 18 octobre, reconnue morveuse.

AIMABLE

Jument

6 ans, gris foncé pommelé, morte le 3 juillet par hémorragie de sang.

DRAGON

Cheval

6 ans, noir mal teint, abattu le 10 novembre, Imp. au service.

HYMENE

Jument

5 ans, bai marron, détachée à Wittenberg.

CUPIDON

Cheval

7 ans, gris foncé pommelé, abattu le 10 novembre. Imp. au service.

ESPERANTE

Jument

7 ans, bai marron, passée au Génie à Torgau le 9.11.1813

ABONDANTE

Jument

8 ans, bai marron, prise par l’ennemi près de Torgau le 9.11.1813.

PYRRHA

Jument

9 ans, noir gai, abattue le 10 novembre 1813. Imp. au service.

PHILOCLETE

Cheval

6 ans, noir mal teint, abattu le 10 novembre 1813. Imp. au service.

ESCULADE

Cheval

6 ans, noir mal teint, venu d’Anvers. Détaché à Wittenberg.

CURIDICE

Jument

8 ans, bai brun,  passée au Génie à Torgau.

PARIS

Cheval

5 ans,  noir mal teint, passé au Génie à Torgau.

AETHRA

Jument

9 ans, bai cerise, prise par l’ennemi près de Torgau.

PLUTON

Cheval

7 ans, bai brun, abattu, impropre au service.

CERES

Jument

9 ans, bai cerise, morte le 13 août d’une attaque, poumons gâtés.

PANIMEDE

Cheval

7 ans, gris foncé, pris par l’ennemi près de Torgau.

FELICITE

Jument

7 ans, noir mal teint,  détachée à Wittenberg.

VICTORIEUSE

Jument

8 ans, alezan ordinaire, ventre de biche, prise par l’ennemi.

DEILAMIE

Jument

5 ans, alezan ordinaire, abattue le 9 novembre.

BEBE

Jument

7 ans, bai ordinaire, venue d’Anvers, prise par l’ennemi.

DIOMEDE

Cheval

6 ans, noir mal teint, détaché à Wittenberg.

PALAS

Jument

9 ans, bai ordinaire, abattue, impropre au service.

IDONENCEE

Jument

5 ans,  gris foncé, prise par l’ennemi près de Torgau.

SUPERBE

Cheval

5 ans, gris foncé, passé au Génie à Torgau.

PYRRHUS

Cheval

7 ans, bai marron, abattu, impropre au service.

THEMIS

Jument

5 ans, gris foncé, passé au Génie à Torgau.

DEMALION

Cheval

6 ans, bai cerise, détaché à Wittenberg.

 

Contrôle des caissons de la compagnie du Train, An 1813 :

 

N° CAISSON

Date de mise en service

INFORMATIONS

N°1

1er juin à Anvers

Remis au grand magasin du Génie à torgau.

N°2

‘’

 

N°3

‘’

 

N°4

‘’

 

N°5

‘’

 

N°6

‘’

Détaché à Wittenberg.

N°7

‘’

Détaché à Wittenberg.

N°8

‘’

Remis au grand magasin du Génie à Torgau.

Fourgons

 

 

N°1

Construit à Anvers

 

N°2

‘’

 

Forge de Campagne

1er juin à Anvers

Remise au grand magasin du Génie à Torgau.

 

. Le 26 décembre 1813 :

 Conformément aux accords passés avec les coalisés qui assiègent la place, la capitulation est signée. Elle prévoit que la garnison sortira avec les honneurs de la guerre et sera conduite prisonnière en Silésie. Les blessés seront rapatriés en France, les officiers conserveront leurs épées, leurs bagages et chevaux. Les sous officiers et soldats conserveront leurs havresacs. Les membres de la Légion d’Honneur conserveront leurs sabres. Les non-combattants, commissaires, médecins, employés et domestiques seront renvoyés en France, avec leurs effets, documents administratifs etc.

 

. Le 5 janvier 1814 :

L’évacuation est prévue pour aujourd’hui, mais comme il reste encore 6 jours de vivres dans les réserves, il est convenu, pour une question d’honneur, d’attendre l’épuisement total des provisions pour sortir. Le général BRUN transmet cette décision au Comte TAUENTZIEN, qui l’accepte.

 

. Le 10 janvier 1814 :

 La garnison sort de la place

 

La garnison qui s’élevait à 27 000 hommes, tout compris, ne compte plus que 8 300 hommes, dont 4 000 Français. Près de 1 000 soldats mouront lors des combats, soit près de 13 500 depuis le 24 décembre. La garnison sort de la place et les 4 200 soldats Français sont conduits prisonniers en Silésie. Près de 1 000 hommes mouront encore à l’hôpital du 10 janvier au 25 avril 1814.

Le Typhus, qui s’est déclaré en septembre parmi la population et les militaires, a fait d’énormes ravages En septembre dernier, 1 200 hommes sont morts, le mois suivant c’est plus du double et en novembre on en dénombre encore 5 000. Parmi les médecins présents dans la place, le plus connu est DESGENETTES, Inspecteur général du service de santé, qui s’est replié sur Torgau après la défaite de Leipzig.

 

Il meure près d’un millier d’habitants de Torgau sur une population d’environ 5 000 âmes. Le général PAJOL qui est atteint par la maladie se soigne « couché sur un lit de quinquina » et met 12 jours à s’en remettre.

 

Siège de Dresde

1813

 

le 27 mars 1813 

 

. Le 27 mars 1813 :

Le Général DURUTTE qui tient la place de Dresde,  est abandonné par les divisions Saxonnes qui se retirent à Torgau, conformément à l’ordre de leur Roi. Il ne dispose plus que d’environ 3 000 hommes, tant Français que Bavarois et se résout à quitter la place.

 

 Il opère sa retraite par Wilsdruff et Atenbury et ne s’arrête que le 2 avril derrière la Saale, alors que les partisans de Blücher franchissent l’Elbe.

 

Du 13 octobre au 12 novembre 1813

 

Siège de Dresde du 13 octobre au 12 novembre 1813 :

Maréchal GOUVION SAINT CYR.

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

2ème Bataillon de l’Escaut

ZEDE

Lieutenant

2ème Bataillon de l’Escaut. Blessé le 14 octobre 1813 dans une affaire sur la route de Dresde à Leipzig.

19ème Régt de Voltigeurs de la Garde

RENIER

Léonard Joseph

Voltigeur

Né à Hensy le 30 03 1790. Conscrit de 1810. Prisonnier à Dresde. Détenu jusqu’au 24 04 1814.

Génie

MARION

Jacques

Colonel

Directeur des fortifications

Chargé du service du Génie où il est fait prisonnier à la capitulation. Chef de bataillon en 1797. Colonel en 1810.

2ème Régt d’Artillerie

 à cheval

LASSUS-MARCILLY

François de

Capitaine

Affecté au 14ème Corps sous Gouvion St Cyr. Prisonnier à Dresde.

 

Siége de Pillau

1814

du 1er janvier au 7 février 1814

 

. Le 1er janvier 1814 :

MURAT quitte Königsberg et laisse au Général CASTELLA le soin de protéger la place de Pillau. Les Français doivent défendre la citadelle et les forts de Nehrung. La garde de la ville est confiée à des marins. La défense de Nehrung  est du ressort des Polonais. Durant les quelques jours de siège, la garnison tente, en vain, quelques sorties.

 

. Le 6 janvier 1814 :

Les troupes du Généraj Prussien YORK (Commandement SLEWERS) investissent la place avec 400 cavaliers et un millier de fantassins.

 

. Le 7 février 1814 :

Les renforts attendus par YORK arrivent, et ceux des Français ne viendront plus. Après d’âpres pourparlers,  la capitulation est signée dans la journée. La place est remise au commandement Prussien.

 

Siège de Landau

1814

 

Du 2 janvier au 28 avril 1814

 

. Le 2 janvier 1814 : Siège de Landau :

La place est commandée par le Général VERRIERES. La garnison Française regroupe les dépôts des 39ème et 133ème régiments de ligne, celui du 3ème Suisse, du Régiment de la Garde Nationale de la Moselle, de deux bataillons du Régiment de Garde Nationale des Vosges, la Cohorte urbaine et le 1er escadron du 3ème régiment de Garde d’Honneur, soit près de 3 400 hommes.

Début janvier, les deux divisions Russes du Prince GORTCHAKOV et la division MOSENZOV bloquent la place. La ville reçoit sa première sommation officielle de réddition ce même jour.

 

. Le 28 avril 1814 :

Le Général VERRIERES, signe une convention avec les Badois de HOCHBERG.