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Campagne de France 1814

   

La campagne de France des ouvriers et marins

Avertissement :

Le texte ci-dessous est le fruit de nombreuses recherches provenant de différentes sources, tant dans des ouvrages et articles traitants du sujet que dans les archives des ports & arsenaux. Il n’a d’autre but que d’informer l’adhérent ou le lecteur passionné d’histoire. Il est souvent mis à jour et des passages peuvent être modifiés partiellement, complétés, voire supprimés en fonction des informations reçues. Si, malgré le soin apporté à la rédaction de ce texte, le lecteur y découvre des erreurs, des omissions, voire des fautes, qu’il nous pardonne et nous le fasse savoir. En outre, s’il possède des informations complémentaires, merci de bien vouloir les transmettre en précisant les références  et les sources.

 

Mise à jour le 4 septembre 2010

Mise à jour le 23 juin 2011

 

CAMPAGNE DE FRANCE

1814

 

Information sur l’année 1814 :

 

L’effectif du corps des ouvriers de la Marine a fondu durant la campagne de France pour tomber à 3 624 hommes en avril 1814. De nombreux ouvriers civils sont mis à la disposition du Vice amiral MISSIESSY pour achever les réparations d’un vaisseau sur l’Escaut.

 

Campagnes :

 

 

La Restauration 1814 :

 

Lors que l’ingénieur DENAIX revient des prisons Prussiennes de Silésie avec les débris des anciens bataillons du Danube et de l’Escaut, son groupe comptera moins d’une centaine d’hommes.

La Première Restauration maintient le corps sous les drapeaux, mais change la dénomination des unités qui prennent les noms des ports de leurs nouveaux cantonnements :

 

. Bataillon de Brest :

Ce qui reste des 3 bataillons de l’Escaut passe à Brest avec celui de Boulogne.

 

. Bataillon de Lorient :

Il prend plusieurs détachement de l’ancien Bataillon du Danube, le reste est transféré à

 Cherbourg.

 

. Bataillon de Cherbourg :

Lui est affecté les reste du Bataillon du Danube dont une partie est restée à Lorient.

 

. Bataillon de Rochefort :

L’ancien Bataillon d’Espagne rentre à Rochefort et prend son nom.

Au 4ème trimestre 1814, sont présents à Rochefort :

. 3 Capitaines de 2ème classe.

. 2 Lieutenants de 1ère classe.

. 5 Lieutenants de 2ème classe.

. 1 Chirurgien Major.

. 1 Chirurgien Aide Major.

. 1 Quartier Maître trésorier.

. 2 Adjudants Maître Tailleurs.

. 3 Sergents-Majors.

. 16 Sergents et Fourriers.

. 20 Caporaux.

. 1 Tambour.

. 65 Ouvriers de 1ère classe.

. 83 Ouvriers de 2ème classe.

. 46 Ouvriers de 3ème classe.

 

. Bataillon de Toulon : Inchangé.

 

Il faut cependant soustraire du Corps, 550 étrangers nés hors de la France de 1792, que le nouveau gouvernement renvoie dans leur pays, et tous les conscrits de la classe 1815 qui sont démobilisés.

 

Siège d’Anvers

Du 14 avril au 4 mai 1814

 

 

. Le 24 janvier 1814 :

Carnot écrit à l’Empereur une lettre très digne dans laquelle il lui propose de mettre son épée au service de la patrie envahie. L’Empereur le charge alors de défendre le port d’Anvers. Carnot y arrive au début de février et en dirige la défense avec habilité jusqu’à la fin des hostilités.

. Il dispose pour cela de :

-         3ème Division d’Infanterie de la Jeune Garde.

-         1er Corps du Général ROGUET.

-         Quelques détachement d’infanterie de ligne.

-         Marins et Ouvriers de l’arsenal.

Soit 10 000 hommes environ.

Les alliés le somme de capituler. Il refuse de livrer la place et attendra des ordres expresses du gouvernement de Louis XVIII pour ouvrir enfin les portes.

 

 

Défense de Rochefort

1814

 

. Début janvier 1814 :

Le Ministre de l’Intérieur MONTALIVET, fait venir  un Commissaire extraordinaire dans la 12ème Division Militaire, M. BOISSY D’ANGLAS, qui arrive à La Rochelle en ce début d’année. Puis, se rend à Rochefort, qui fait des préparatifs de défense, suite aux affaires dans le sud ouest qui semblent aller mal.

 

. Le 15 janvier 1814 :

BOISSY D’ANGLAS signe une proclamation qui est affichée dans toute la Charente Inférieure. Le port est menacé à la fois par la mer, la croisière Anglaise croise au large de l’Ile d’Aix, et par la terre, les troupes alliées arrive de Bordeaux.

 

. Le 24 janvier 1814 :

BOISSY D’ANGLAS vint prendre ses quartiers à l’Hôtel de la Préfecture Maritime et ordonna de dépêcher un bataillon de 400 hommes de l’île d’Aix avec canons et munitions. Il restait quelques prisonniers ennemis à Rochefort, mais on manquait de place pour les y installer. Cette mission fut confiée à L’Amiral BONNEFOUX.

 

. Février 1814 :

Le Ministre DECRES demande à BONNEFOUX des bâtiments pour fermer la Gironde par laquelle SOULT craignait que les Anglais n’apportent leur soutien à WELIGNTON. BONNEFOUX répond que malheureusement, il ne dispose d’aucun bâtiment, ni même d’une seule canonnière disponible. Ces embarcations sont toutes employées à la surveillance de la côte aux abords de la rade de l’île d’Aix. Il ne reste que quelques caïques et bateaux plats.

 

. Début mars :

 BONNEFOUX  parvint à armer une petites flottille d’une quinzaine de bâtiments légers, mais déjà, de terribles nouvelles arrivent de Bordeaux.

 

. Le 6 mars 1814 : Correspondance :

«  … Rochefort est peut-être menacé d’une crise désastreuse , (…) Je ne sais quels sont les projets, ni les forces de l’ennemi qui a, ou qui va avoir, aujourd’hui Bordeaux en sa possession ; mais je suppose qu’il se rendra maître de la côte du Médoc et qu’en passant la Gironde, il débarque sur celles de Saintonge. Il  pourrait alors facilement se diriger sur Rochefort. Il n’y a dans le pays, ni troupes, ni fusils, ni artillerie de campagne pour l’arrêter. En agissant rapidement et en combinant ses opérations avec une escadre qui attaquerai la rade de l’île d’Aix, dont les batteries sont mal armées en personnel, il pourrait se promettre des succès qui ne lui coûteraient pas cher ».

On renforça l’île d’Aix d’une partie de la Garde Nationale du Comte de la MARTILLERE. Rochefort n’était pas préparée pour soutenir un siège en règle, par la terre. Ses remparts ne courraient qu’en partie la ville ? Le front de la Charente, le long de l’arsenal était libre, face à la prairie de Rhône. BONNEFOUX dressa un premier plan d’opération qu’il soumit à DECRES : « … En cas d’attaque du côté de la prairie de Rhône ou de celle de Martrou, je suis décidé à protéger le port autant qu’il me sera possible en portant sur différents points de la Charente les vaisseaux Le Cassard et Le Jemmapes ainsi que les gabarres avec leur artillerie. Voilà les seuls moyens que j’ai. On ne peut pas se promettre qu’il fussent bien efficaces. »

Que faire des 1 800 forçats et malades alités à l’hôpital de la Marine qui est hors des murs et certainement la première cible des assaillants.

Un Comité de défense fut formé pour prendre les décisions d’urgence. La présidence fut confiées à La MEILLERIE qui devint commandant supérieur de la défense de Rochefort, directement sous les ordres du Commissaire BOISSY D’ANGLAS.

 

. Le 11 mars 1814 :

WELINGTON entre à Bordeaux, joint par le Duc d’Angoulême qui proclame la restauration des Bourbons. Toutefois Rochefort reste fidèle à l’Empereur. On poursuit la protection de la ville en établissant un dispositif sur plusieurs points. Tous les forts à l’entrée de la Charente sont pourvus en soldats et en armes. BONNEFOUS a complété la garnison des forts situés sur la rivière et entretenu par la Marine en nombre d’hommes ci-après déterminés, savoir :

. Ile Madame :  70 hommes.

. Fort La Pointe : 30.

. Fort du Vergeroux : 90.

. Ile d’Enet : 70.

 

Indépendamment  des 25 canonniers fournis par la Guerre, précise le Chef Militaire du port, le Capitaine de vaisseau QUERANGAL. Le Ministre de la Guerre s’est, pour sa part, occupé des forts sous sa dépendance. La Direction de l’Artillerie de la 12ème division militaire se trouve à La Rochelle.

On installe une première ligne de batteries s’étalant de Chevalier (Commune de Fouras) au Brillouet (A l'entrée de Rochefort en arrivant de La Rochelle), avec des feux croisant ceux du fort du Vergeroux. Dans le cas où cette première ligne serait forcée, on s’occupe aujourd’hui d’en établir une seconde de manière à disputer le terrain pied à pied. Cette seconde ligne est composée de 3 redoutes, dont l’une se trouve au moulin de La Belle Judith, sur la route de La Rochelle, et de deux autres sur les hauteurs des 10 Moulins, à l’ouest de la ville. Ces trois redoutes se lient avec le poste de l’hôpital de la Marine. Celui-ci a été vidé de son mobilier et de son personnel. Seuls quelques malades intransportables sont laissés sous la surveillance de l’officier de santé FLEURY. Une petite garnison de 250 hommes avec des pièces de campagne, sont placés à l’extérieur. « Il tireront avec avantage sur tous ceux qui chercheraient à passer dans la route (sic) qui existe au pied du mur ou dans les jardins et vergers qui se trouvent en face », écrivait BONNEFOUX. Le dispensaire doit servir de point de repli à ceux qui seront forcés d’abandonner les positions avancées. Le Génie, avec l’aide de paysans réquisitionnés, érige quelques batteries sur les hauteurs de Martrou. Le fort de cette place est armé de 6 pièces de 8 et 2 obusiers. Il est occupé par 250 hommes de troupe.

A Tonnay-Charente, 2 batteries de 4 pièces chacune sont érigées. L’une sur la terrasse du château, battant au large et défendant les approches, dont le bac, et l’autre dans une rue, en face du passage filant la route de Saintes. 100 hommes de garnison et la Garde Nationale de cette place les servent.

Les canons des vaisseaux l’Océan et Le Foudroyant, sont débarqués et mis autour des remparts devant : La Vieille Forme, la Pompe à feu, la Glacière, le Martrou, le Bagne ainsi qu’au milieu du port vis à vis de la Corderie, soit 73 pièces en tout. Enfin, 3 vaisseaux amarrés devant des points stratégiques, l’Océan à l’Avant garde, le Foudroyant à l’entrée de la Vieille Forme et de la Cabane Carré et enfin Le Patriote devant le moulin de Fichemore.

Chaque jour le Conseil de défense se réunit sous l’autorité de BOISSY D’ANGLAS. BONNEFOUX écrit : «  Ce qui a été arrêté me paraît insignifiant, car il n’y a pas de troupe pour mettre à exécution les mesures qui pourraient conserver Rochefort en cas d’attaque. »

 Sous les ordres de DECRES, il a commencé à faire rentrer au port les vaisseaux encore en rade, n’y laissant que la frégate La Saale et la corvette La Bayadère. Les équipages de ses deux bâtiments devant être affectés aux travaux de défense.

 

. Le 18 mars 1814 :

BOISSY D’ANGLAS, par un arrêt, met Rochefort en état de siège. Toutes les troupes sont maintenues sous les armes. BONNEFOUS passe en revue les 7 compagnies de 100 hommes chacune organisées pour la défense du port. QUERANGAL ordonne qu’elles s’exercent au maniement des armes chaque matin de 5 à 7 heures.

 

. Le 24 mars 1814 :

Le mauvais temps ralentit les travaux et les manœuvres, empêchant, en outre, d’apercevoir les signaux de la côte et de connaître la position de la croisière Anglaise. A Bordeaux, des fidèles de l’Empereur réussissent à soustraire plus de 25 000 fusils qu’ils cachent dans la citadelle de Blaye (Dépôt du 63ème de ligne). En apprenant la nouvelle, BOISSY D’ANGLAS, fait partir un administrateur pour récupérer ces armes. 35 des 247 caisses de fusils arrivent par le canal de la Seudre. Pour se soustraire aux troupes ennemies et partisans royalistes, on a utilisé toutes les ruses en faisant remonter les embarcations par la Gironde jusqu’à Royan. Puis elles sont transportées sur des charrettes jusqu’à Mornac où elles sont de nouveau chargées sur des barques pour aller à Rochefort. Les autres caisses devant arriver successivement les jours suivant et de la même manière.

En Gironde, le Regulus a réussi à passer Maubusson pour occuper sa place de stationnaire. Dès l’entrée de WELLINGTON à Bayonne, SOULT a demandé de fermer ce passage aux croisières ennemies pour qu’elles n’apportent pas de renforts aux armées de terre. Rochefort a envoyé une quinzaine de bâtiments légers à cet effet. 3 autres transports les ont, peu de temps après, rejoints.

Pour fermer la « porte » de la Gironde, 2 batteries, l’une sur la Pointe de Grave, l’autre à Royan, doivent croiser leur feu. Séparée de plus de 6 000 mètres, portée trop importante pour les canons de terre, Le Régulus et la flottille doivent donc stationner jusqu’à la Pointe de Richard, plus en amont.

 

. Le 27 mars 1814 :

A 10 heures du matin, une division navale Anglaise forte d’un vaisseaux, 4 frégates et 6 corvettes, est signalées à une demi lieue de la Pointe de la Courbe, faisant route vers la Gironde. Elle enfile l’estuaire dans l’après midi et se retrouve rapidement à quelques encablures du Régulus du Capitaine de vaisseau REGNAULT.

 

. Le 30 mars 1814:

Les Anglais lâchent 4 chasses-marées transformés en brûlots qui épargnent le bâtiment français. REGNAULT change son mouillage et se met hors de la ligne des courants, tandis que l’Amiral Anglais remonte la Gironde avec 2 frégates et deux bricks.

 

Alors qu’à Paris se déroulent les tractations de paix et le retour des Bourbons, à Rochefort on s’occupe toujours des préparatifs en cas d’offensive ennemie. BONNEFOUX fait entrer la frégate La Bayadère et l’envoie à Tonnay Charente fermer la route de Saintes.

 

. Début avril 1814 :

Alors que l’on travaille dans les deux ateliers de Rochefort à dérouiller et réparer les fusils arrivés de Blaye, on apprend que 4 000 Anglais du Général BERESFORD, remontent la Gironde, ont pris St André de Cubzac et marchent sur Blaye où le Régulus est au mouillage. Le Duc d’Angoulême fait annoncer son arrivée à Rochefort et demande que les portes de la ville lui soient ouvertes, comme l’ont été celles de Bordeaux. Il croit devoir envoyer un message au Conseil de défense de Rochefort et le supplie d’épargner à leur cité, les horreurs d’un siège. Cette missive du Duc est lue aux membres du Conseil de défense dont certains hésitent et paraissent prêts à accéder à sa demande. C’est alors que l’Amiral JACOB prend la parole et dit :

«  Les horreurs de mille sièges, la ruine, la mort, tout plutôt que la honte d’une capitulation ! Vous savez tous ici que je suis du pays ; ma mère et ma sœur habitent encore à quelques lieues de la ville. Eh bien ! Je vous jure et je n’ai jamais manqué ni à un serment, ni à une parole donnée, que si, par suite de coupables menées, les habits rouges entraient dans Rochefort, les canons de nos vaisseaux vomiraient leur feu sur eux, sur vous ; je les poursuivais jusque dans vos maisons ! »

Comme JACOB est homme à tenir sa promesse, la ville ne s’est pas rendue, et c’est ainsi que grâce à ce rude marin, Rochefort s’est préservée de la honte de l’occupation et que son arsenal resta sauf. Au retour de l’Empereur en mars 1815, JACOB fut nommé Préfet Maritime de Toulon.

 

 Le contre Amiral JACOB, fait des allers retours incessants entre Blaye et Rochefort pour porter des nouvelles du front, indique à REGNAULT que, « … perdu pour perdu, mieux vaudrait brûler toute l’escadre et mettre les équipages à terre, que de la laisser au pouvoir des Anglais. »

 

. Le 4 avril 1814 :

Des Anglais débarquent 400 hommes pour prendre Blaye, dernière forteresse du secteur qui leur échappe. Le Général L’HUILLIER résiste deux jours au siège.

 

. Le 6 avril 1814 :

Les quelques troupes Françaises défendent Blaye se replient jusqu’à Saintes, alors que sur les rives de la Gironde les places tombent une à une. Après Blaye s’est le tour d’Etaulier et de Mortagne. REGNAULT à bord du Régulus, se sent désormais isolé, et décide d’incendier son escadre comme le lui a conseillé JACOB.

« Il est très vraisemblable que s’il avait tardé à le faire, il n’aurait pu sauver son équipage et que les 4 bâtiments auraient été pris pas les Anglais. » Témoignait BONNEFOUX. Les équipages sont envoyés à Rochefort par la route de Saujon.

L’arrivée des Anglais semble inéluctable. Lors de sa dernière séance, le Conseil de défense se décide à faire sauter l’hôpital de la Marine, pour empêcher les Anglais d’en prendre possession. «  Il est fâcheux qu’un aussi bel établissement soit susceptible d’une telle mesure. Le Préfet Maritime fera tout son possible pour la rendre le moins préjudiciable. » Dit QUERANGAL.

BONNEFOUX répugne cette mesure extrême et fait son possible pour couper la route à l’ennemi. En plus du dispositif en place, il veut couper le passage par la Charente en faisant rapatrier sur la rive droite, toutes les embarcations qui sont sur la rive gauche. Durant cette période, quelques désertions sont à déplorer. La Gendarmerie les aperçoit sur les routes, mais ne prend aucune mesure pour les arrêter.

La division navale ennemie, qui compte de 2 à 4 vaisseaux, accompagnés de quelques petits bâtiments légers, est restée en rade des basques sans tenter la moindre attaque.

 

. Le 11 avril 1814 :

Le Préfet Maritime reçoit un arrêté du gouvernement provisoire annonçant l’abdication de l’Empereur, la fin de l’Empire et la restauration des Bourbons, qu’il transmait au Maire de Rochefort M. LEMOYNE SERIGNY (Ancien ingénieur de la Marine). Les membres du Conseil municipal se composent de : M. TEXIER, Jean PELLEREAU (Adjoints), MOREAU (Président du Tribunal Civil), BOB-MOREAU (Pharmacien en chef de l’hôpital de la Marine)

 

L’Amiral Lord KEITH commande l’escadre Anglaise en rade des Basques.

Pierre BONNEFOUX : Lieutenant de vaisseau et cousin du Préfet Maritime de Rochefort Casimir de BONNEFOUX

GUINE (Celui qui est chargé de surveiller le passage des convois.)

 

Information : Dans le bagne ou les prisons de Rochefort, il y a encore 22 insurgés Espagnols originaires de Figueras, en Catalogne. 113 autres prisonniers Espagnols, des Miquelets, déserteurs, qui ont servit dans l’armée Française, sont embarqués le 23 mai 1815 à bord du brick Le Jason.

 

. Le 21 mars 1815 :

 Remise à Rochefort de drapeaux royaux dont ceux du 3ème Régiment du Corps royal des Canonniers de la Marine.

 

Le Général de Division THOUVENOT, commandant militaire de la place de Rochefort.

Les élèves de l’école de médecine navale de Rochefort apprenant le débarquement de l’Empereur à Golfe Juan, rédigent une adresse à l’Empereur, pour se mettre à son service : «… Les élèves de l’école de médecine navale de Rochefort ne veulent pas être les derniers à faire éclater leur sentiment pour votre auguste personne .. »

 

. Le 23 mai 1815 :

 Le bagne et les prisons de Rochefort, comptent encore 22 insurgés Espagnols originaires de Figueras, en Catalogne. 113 autres prisonniers Espagnols, des Miquelets, déserteurs, qui ont servit dans l’armée Française, sont embarqués, ce jour, à bord du brick Le Jason.

 

 

. Juin 1815 :

Après la seconde abdication de l’Empereur :

 

PASSAGE de l’EMPEREUR à ROCHEFORT (Voir document)

 

Le nouveau gouvernement envoie en Angleterre, les vaisseaux Le Foudroyant et L’Océan, pour récupérer nos prisonniers à Plymouth.

 

A l’occasion de l’arrivée du Duc D’Angoulême, l’amiral BONNEFOUX fait repeindre l’ex canot de l’Empereur, construit en 1808, y fait changer les décorations et le couvre d’un riche tendelet pour s’y abriter.

 

Le changement de régime entraîne la modification des noms des vaisseaux qui rappellent trop la Révolution et l’Empire.

Le Iéna, en cours d’achèvement, est baptisé Le Duc d’Angoulême.

La Ville de Vienne devient Le Comte d’Artois (Futur Charles X)

Le Glorieux devient Le Duc de Berry (Fils du Comte d’Artois)

 

A Martou, la famille LE GARDEUR DU TILLY, souffre, elle aussi de la pénurie de l’époque. Elle possédait à Martrou un moulin qui fut rasé pour y édifier une redoute susceptible de défendre le passage de la Charente. Voir photo

 

 

UNITE

NOM

FONCTION

INFORMATIONS

Marine

JACOB

 Louis Léon

Vice Amiral

Né à Tonnay Charente le 11 novembre 1768. Mort en 1854.

 

 

Siège de Bayonne

1814

. SOULT avait fait équiper et armer une petite flottille de 20 chaloupes canonnières, qui furent placées sous les ordres du Capitaine de frégate DEPOGE, avec mission de protéger la navigation de l’Adour.

Présence du 3ème de ligne.